vendredi 27 mai 2011
Finalement Rome...
samedi 21 mai 2011
Vol BV 1789
lundi 16 mai 2011
jeudi 12 mai 2011
Au revoir la France, unadin Istanbul!
Depuis un café turc surplombant une rue passante du quartier Beyoglu, aujourd'hui je vous gâte en récit d'aventures! Mais tout d'abord la conclusion de l'épisode strasbourgeois: les derniers jours ont été des plus agréables, peuplés d'apéros qui s'éternisent, d'une visite chez des amies de Dom dans la petite localité de Truchtersheim, d'un souper sushis (rien à voir avec ceux du Tokyo!), de préparatifs de départ et d'un petit tour de marché aux puces; bref, une dernière semaine beaucoup plus vivante que la précédente. Je salue ici tous les gentils strasbourgeois rencontrés lors de mon passage, en particulier les colocs de Dom qui m'ont fort bien accueillie!
Notre avion décollait dimanche à 22h30 de l'aéroport de Basel-Mulhouse, sur la frontière franco-suisse. Nous avons quitté Strasbourg en début d'après-midi pour Mulhouse, l'une des principales villes d'Alsace, où nous avons passé quelques dernières heures avec des amis français. Nous devions ensuite reprendre le train pour une gare à proximité de l'aéroport, puis enfin une navette pour nous y rendre. J'ai bien dit ''nous DEVIONS''. Car, première aventure, imaginez-vous donc que nous avions mal regardé les horaires de trains et que le prochain en partance pour la gare de Saint-Louis ne nous garantissait pas du tout que nous pourrions attraper notre vol. Catastrophe! J'entame ici l'hommage à Chocho, coloc et bon ami de Dom, je dirais aussi le mien, qui a volé à notre secours avec sa douce Hélène à bord de la Chomettemobile pour nous mener à l'aéroport sans encombres (sauf peut-être les 2-3 ongles que j'ai eu le temps de me ronger entre-temps, moi qui ne me ronge pourtant jamais les ongles!) Vraiment MERCI!!!
Le vol en soit s'est assez bien passé, malgré la symphonie de bébés qui pleurent à l'atterrissage, quelques petites secousses de turbulences et le fait que je n'ai pas réussi à fermer l'oeil. Nous avons atterri à Istanbul - non non, pas l'aéroport près de la ville, l'autre, celui à plus de 50 km... - vers 2h du matin (une heure de décalage de plus par rapport au Québec). Nous avons récupéré nos sacs et avons dormi tant bien que mal (surtout mal) sur des bancs d'aéroports jusqu'à environ 7h. Puis petit déj., autobus, funiculaire sous-terrain, tramway et petite marche pour enfin rejoindre notre auberge. Bon, l'auberge. Pas si mal en fait, si ce n'est que notre dortoir est au sous-sol, donc sans fenêtres dignes de ce nom, et que le plafond de notre douche est couvert de moisissures... Du moins les lits sont plutôt confortables, les employés sont fort sympathiques, le thé (très bon) est à volonté et nous sommes très bien situés au sein du quartier Sultanhamet, soit le quartier historique.
Nous en sommes aujourd'hui à notre quatrième jour à Istanbul, et je ne sais trop comment résumer mes impressions de cette ville... Allez, je tente le coup: dépaysement, richesse historique, effervescence, mosquées, appels à la prière, faïences, marchés, vendeurs insistants, apple tea (miam), fleuve, mer de Marmara... je vous oublie un peu derrière tout ça, ma vie à Montréal me semble un lointain et vague souvenir...
Nos visites des derniers jours: la basilique Sainte-Sophie, la Mosquée bleue (wow), le palais de Topkapi et son harem (re-wow), le musée d'art moderne d'Istanbul, puis de nombreuses promenades dans les dédales de petites rues stambouliotes - on y trouve un grand nombre de petits kiosques de rue où sont vendus des marrons chauds, des simits (genre de bagels), du maïs bouilli ou grillé, des fruits, des noix, etc., des cireurs de chaussures ambulants, des petits cafés ou bars à chicha (nargilé), des taxis (taksi) jaunes devant lesquels vaut mieux dégager la voie au plus vite! J'en passe, je vous en garde pour un autre jour ;)
Nous quitterons Istanbul le 21 mai, reste encore le temps de faire maintes découvertes...
mercredi 4 mai 2011
Une semaine au ralenti
Une autre semaine vient de s'égrener, étrangement le contenu des derniers jours s'entremêle jusqu'à former un amalgame difforme. Bien sûr, je me souviens de ce que j'ai fait hier, ainsi qu'avant-hier, mais au-delà? Balades dans la ville, grasses matinées, viennoiseries, souper dans un resto à la déco très kitsch sur Grand'rue, apéro prolongé avec plein d'inconnus à La Corde à linge - ancienne blanchisserie convertie en resto-bar -, glace sur la place Gutemberg, saut dans les centres commerciaux (aucun achat), bouquinerie, visite du coquet Musée alsacien, ascension en colimaçon de la tour de la cathédrale, observation attendrie des canetons sur l'Ill, rencontre d'amis québécois de Dom, soirées tranquilles à la coloc... déception face au résultat des élections...
Mon rythme de vie ici vogue au ralenti, chaque jour est une feuille blanche, dépouillée d'urgence et d'obligations, attendant nonchalamment d'être noircie, froissée, gaspillée même. Que suis-je censée accomplir de productif aujourd'hui? Qu'avais-je planifié pour ces premières semaines? 1. Profiter de mon amoureux 2. découvrir la ville 3. préparer la suite du voyage. Or 1. l'amoureux a autre chose à faire, doit étudier, doit préparer son départ, sans parler du fait qu'être 24 heures sur 24 avec une personne qu'on n'a pas vue pendant plus de trois mois, même si on est très très content de la retrouver, n'est pas la chose la plus naturelle qui soit. Or 2. la ville est très jolie, je suis convaincue qu'il y fait bon vivre, mais son intérêt touristique est quelque peu limité. Or 3. je dois me battre chaque jour avec la connexion Internet défaillante, ne serait-ce que pour aller voir mes messages; aussi bien dire que la recherche sur nos possibles destinations, possibles vols, possibles bateaux, possibles auberges de jeunesse est des plus ardues. Mais surtout, une sorte de paresse m'englue, une paresse que je ne m'explique pas, ou peut-être par le fait qu'elle m'est permise, qu'elle ne dérange personne, et que bientôt elle n'aura plus de place pour étendre ses tentacules. Peut-être. Malgré tout, soyez rassurés, je ne me plains pas. Malgré tout je suis bien, j'expérimente simplement le farniente, en attendant. Et je lis!
Hier, Dom et moi avons fait un petit saut à Kelh, petite ville située de l'autre côté de la frontière allemande. Ce fut essentiellement une longue balade avec très peu de haltes. Il faisait beau, mais c'était plutôt frisquet, sous les 20 degrés, comme aujourd'hui d'ailleurs. Heureusement le soleil est très chaud, mais le vent frais. Fin de la capsule météo :). Bref, l'intérêt de cette petite balade réside surtout dans le fait qu'elle était en Allemagne, car la ville était de peu d'éclat à mon avis. Semble-t-il que les Strasbourgeois y vont surtout pour y acheter des cigarettes, beaucoup moins chères qu'en France, et autres produits de consommation. Vous devinerez que je n'ai pas profité de l'aubaine.
À travers ces journées plus ou moins remplies, une idée fait tranquillement son chemin : je suis en France, je suis à Strasbourg, je suis en voyage, je suis ailleurs. Aussi farfelu que cela puisse paraître, je n'ai pas toujours conscience de ma situation. Je pense à mes collègues qui sont au bureau en ce moment, je pense à Kalem qui me remplace - comment ça se passe? -, je me retiens pour ne pas aller les déranger trop souvent sur le chat du travail... Cette semaine, mon sous-locataire est arrivé à Montréal, se trouve vraisemblablement dans mon appartement à l'heure qu'il est. Mon appart est habité en mon absence. Ça me fait bizarre. Mes chats Wasabi et Mika sont respectivement logés le temps de mon voyage chez ma soeur Euphémie et chez mon père, et semblent très bien survivre à mon absence: pas de grève de la faim, pas de fugue, pas de grabuge - du moins de ce que j'en sais! Ils continuent sans moi, vous continuez sans moi, tout continue sans moi. Au fond, je crois que ça m'aide à prendre conscience de ma distance, de me rendre compte que tout continue sans moi. Mais c'est tout de même étrange.
Dom et moi avons commencé à tracer à l'encre ce qui n'était que l'esquisse de notre itinéraire: nous partons dimanche soir pour Istanbul et avons réservé une auberge de jeunesse pour les 6 premières nuits. Nous resterons vraisemblablement plus longtemps que ces 6 nuitées, cependant c'est le deal qu'on trouvera pour notre destination suivante (flexible!) qui déterminera le jour de notre départ. J'ai hâte! Et hâte pour vous car j'aurai alors des choses beaucoup plus excitantes à raconter!
À part ça eh bien j'ai recommencé à boire du café, pas nécessairement chaque jour, mais quand même! J'en ai déjà marre de porter les mêmes vêtements, et les Françaises sont si bien habillées - surtout à côté de mon look touriste (pas tout à fait assumé)! Je rêve la nuit que je retrouve au fond de mon sac tel ou tel chandail que je pensais avoir laissé à Montréal, joie! Ou bien je rêve encore souvent à mon départ pour la France, cette nuit j'ai presque raté mon avion! C'est dire comment je ne réalise pas tout à fait que je suis ici.
J'ai terminé la lecture des Chaussures italiennes, que je ne sais trop comment résumer, que je ne sais trop à qui conseiller... un de ces livres où on ne s'attache pas vraiment aux personnages, où l'on ne se reconnait pas non plus, mais dont on ne peut nier la justesse et la sensibilité... J'ai commencé Les Déferlantes de Claudie Gallay et me sens déjà plus interpelée. C'est drôle tout de même cette parenté entre les prémisses des deux livres, alors que rien ne les destinait à être lus l'un après l'autre: deux solitudes en bord de mer... Je devine cependant que la suite les rendra étrangers.
À suivre!