samedi 30 avril 2011
mercredi 27 avril 2011
Des nouvelles!
Une semaine s'est écoulée depuis mon arrivée en France, pourtant je rêve encore que mon départ est imminent et que je n'aurai jamais le temps de tout faire avant de partir. J'ouvre les yeux et je suis à Strasbourg; inutile de penser à ce que j'ai pu oublier de mettre dans mon sac à dos.
À l'instant, je vous écris depuis un petit café du campus de l'Université de Strasbourg, Dom est en examen et je prends quelque peu le pouls de la communauté étudiante pendant ce temps.
Mais commençons par le commencement. Mon vol a décollé de Montréal avec un peu de retard lundi le 18 avril, soit vers 20h, et est malgré tout arrivé en avance à Paris le lendemain matin, soit vers 8h15. Les vols transatlantiques sont toujours longs et pénibles à mon avis, du moins avais-je la motivation de retrouver mon amoureux après plus de trois mois de séparation. Quelle ne fut pas ma déception de fouiller la foule des yeux à l'aéroport et de ne pas y reconnaître de visage connu (aimé)! Après presque une heure d'attente - le terminal était alors pratiquement vide -, je me suis décidée à sacrifier un petit euro et à téléphoner à chéri qui m'attendait à un tout autre terminal. Humr. Nous nous sommes finalement rejoints à mi-chemin entre les deux, dans ce beau soleil, matinal, parisien.
Après une petite balade en RER jusqu'à la Gare du Nord, nous nous sommes acheté un sandwich dans une petite boulangerie et avons pique-niqué dans un charmant jardin voisin de la Gare de l'Est, d'où partait notre TGV pour Strasbourg. J'ai fait une sieste dans le jardin fleuri, puis j'ai dormi - profondément! - toute la durée du trajet en TGV. Dur dur le décalage!
Nous avons ainsi rejoint l'appartement où loge Dom depuis janvier en fin d'après-midi, et j'ai pu rencontrer ses 1001 colocs - bon, quatre seulement, mais il y a tout le temps de la visite! Je peux dire que j'ai été fort bien accueillie :) Les deux jours suivants ont été consacrés à ma remise sur pied et à la visite de Strasbourg - balade à pied, bateau-mouche, visite de la cathédrale et petit après-midi au parc de l'Orangerie où se trouve un mini-zoo. Strasbourg est une très jolie ville, à l'architecture typiquement alsacienne, sillonée par les différentes branches de l'Ill et donc ornée de petits ponts plus jolis les uns que les autres. Je tenterai de mettre quelques photos dans les prochains jours (contribution de Dom!). Ah, au fait! Il fait tout le temps beau, et en moyenne 25 degrés! Aujourd'hui est la première journée un peu plus grise.
Ceux qui connaissent mon (non) côté plein air seront surpris d'apprendre que je me suis ensuite embarquée dans une expédition de trois jours dans les montagnes - je me demande moi-même ce qui m'a prise (ah l'amour!). Pour ma défense, ces trois jours hors de la ville ont contribué à mon retard d'écriture... Bref, c'est en tout 22 personnes, Dom et moi compris, qui se sont lancées à la conquête des Vosges, plus précisément du Grand Ballon (le plus haut sommet des Vosges, rien de moins!) Aujourd'hui, troisième jour suivant le retour de rando, maintenant que tout mon corps a cessé de me faire souffrir au moindre mouvement (merci Tiger balm ;) ), que mes ampoules aux pieds se sont plutôt résorbées et que j'ai UN PEU oublié la souffrance, l'épuisement, le découragement, les nuits à avoir froid / mal au dos et les montées intenses, je commence à me dire que je suis contente d'y être allée. Ou, à tout le moins, j'aurais sans doute regretté de ne pas y être allée. Je dois admettre que les soirées autour du feu, l'atmosphère de camaraderie, les blagues, le panorama, et un peu tout de même le sentiment de satisfaction font pencher la balance. Je me promets néanmoins de ne pas reproduire une telle expérience de sitôt! Au retour, j'étais si exténuée (et je m'étais tant retenue pour ne pas chialer tout le long) que j'ai fini par fondre en larmes pour aucune raison. Ouf! Mention spéciale à mon amoureux qui chaque jour déchargeait mon sac un peu plus, qui à deux reprises a pris de l'avance sur le chemin pour revenir me libérer de mon sac sur au moins quelques dizaines de mètres - les pires! - et qui s'est montré des plus indulgents et compréhensifs.
Les deux derniers jours ont été des plus tranquilles: après-midi au parc avec les copains à jouer aux cartes, bouffes communes avec les colocs, petites courses au marché, ''dégustation'' de vins alsaciens... il faut dire d'ailleurs que Dom avait à étudier pour son examen de cet aprèm, donc nos activités ont été un peu plus restreintes. J'en ai profité pour enfin commencer Les Chaussures italiennes d'Henning Mankell sur le balcon, mais je suis encore très peu avancée. Je vous abandonne d'ailleurs pour aller poursuivre ma lecture au jardin botanique de l'université! À toute!