Ça fait formule de film vous ne trouvez pas ? Du genre : que va-t-il arriver à Barbara ?! Ah non, ça c’est plutôt soap américain… Bon bon je passe aux choses sérieuses, et quoi de plus sérieux que 4 jours de vacances passés sur la très belle île de Santorini, je vous le demande ! D’abord je me dois de détruire le fameux mythe des toits bleus : il n’y en a presque pas !!! Oui c’est ce qu’on voit sur toutes les cartes postales, sur les guides de voyage, etc., mais c’est une conspiration contre les touristes !! Bon j’exagère un peu parce qu’à Oia il y en a peut-être une dizaine (ce sont les toits des chapelles en fait) et que plusieurs sont disséminés sur le reste de l’île, mais bon, on les cherche, les toits bleus ! Il faut dire par contre que les maisons sont bel et bien blanchies à la chaux et que les portes et volets sont généralement bleu foncé, ce qui confère à l’île un très beau cachet.
Voilà pour le mythe, passons maintenant à la petite histoire. Pour ceux qui ne le savent pas, Santorini est une île entièrement volcanique, qui n’est constituée que de la lave et des débris de ses volcans. Deux cratères sont aujourd’hui éteints, mais deux sont simplement endormis, dont un qui est sous-marin, et qui dégage des gaz dans l’eau et la réchauffe, créant un petit bassin naturel appelé les « hot springs » (même pas si chaud que ça, mais bon !). La géographie de l’île a beaucoup changé au cours de l’histoire, et nul ne peut dire de quoi elle aura l’air dans cent ans. La fragilité de l’île lui vaut certainement beaucoup de sa renommée, avec bien sûr ses fameux toits bleus……
Et maintenant pour ce qui est de MA petite histoire : nous sommes arrivés à Santorini le 29 mai en soirée, et avons été assaillis par un paquet de messieurs qui nous proposaient tous les meilleurs prix, les meilleures localisations et les plus belles piscines d’hôtel : difficile de choisir. Nous avons fini par embarquer dans la mini van de celui qui avait le plus beau dépliant, sous l’influence de Myra, pour nous rendre dans la petite ville de Perissa. Finalement, les chambres étaient minables et nous avons affronté la tempête de sable, armés de nos lunettes de soleil et de tout ce que nous pouvions mettre devant nos jambes, pour nous rendre à l’Hotel Perissa, où Marika avait déjà séjourné et qui était franchement très bien (et qui finalement avait LA plus grosse piscine de Perissa !). Les amoureux (Sophie et Marco) ont pris une chambre, les trois mousquetaires (Marika, Marc et Myra) une deuxième et Anne-Marie et moi avons partagé la chambre-cuisinette qui a accueilli les troupes pour les repas des jours suivants.
En arrivant à l’hôtel, nous avons profité de LA plus grosse piscine de Perissa, dans laquelle nous avons rencontré des Américains fort sympathiques avec qui nous avons échangé un moment, mais le vent était fort et nous avons vite eu envie de sortir de l’eau, même si c’était LA plus… oui oui, vous savez :p Nous avons eu l’occasion de faire un peu de lavage, étant donné que nous passions enfin plusieurs jours au même endroit, et avons dû accrocher notre linge sur la corde avec des épingles à couche tellement il ventait fort ! Nous avons dormi avec la porte donnant sur le balcon ouverte, parce que le vent était trop bon.
Avant de poursuivre, je me dois de faire un petit saut en arrière pour vous raconter que le 3e matin en Crète, soit à Rethymno, Anne-Marie s’est levée avec la lèvre supérieure très enflée en son centre et que le fou rire nous a duré toute la journée… Par chance, c’était la journée des Gorges alors elle a pu se soustraire aux regards qui la dévisageaient. On a pensé que ça devait être une piqûre d’araignée ou d’insecte non-identifié, parce que l’enflure était vraiment spectaculaire, mais on ne sait toujours pas ce que c’était. Or, le premier matin de Santorini, juste comme j’ouvrais les yeux, Anne-Marie m’a dit : « Il faut que je te parle avant que tu me regardes ». Vous imaginez la suite ? Elle s’était fait piquer sur la paupière et, pour reprendre sa propre comparaison, elle avait l’air du bossu de Notre-Dame (heureusement sans la bosse). Elle s’était aussi fait piquer un peu partout sur le corps et avait le bras très très enflé, et ne pouvait plus plier sa main. Bref, ce n’était plus le moment de rire.
Après une petite visite au market juste à côté (Anne-Marie est restée à la chambre…), je suis retournée à l’hôtel pour jouir d’un moment de solitude (Anne-Marie dormait et les autres étaient partis sur la go) et adresser quelques cartes postales. En après-midi, Anne-Marie (derrière ses lunettes de soleil) et moi avons pris l’autobus pour aller nous balader dans les rues encore une fois affreusement touristiques de Fira, la capitale actuelle de Santorini. Là, nous avons croisé Marika et Marc qui s’y étaient rendus en scooter, puis Marco, Myra et Sophie qui, quant à eux, avaient loué des 4-4 pour sillonner l’île. À part faire le tour des restaurants en revirant de bord parce que tout était hors de prix et nous rabattre sur le mini-market, Myra, Anne-Marie et moi sommes descendues dans le vieux-port (quelques 500 marches où les ânes montent et descendent les touristes, sous l’œil et les cris de leur guide). Qui dit âne dit également merde d’âne, et la descente fut assez… aromatisée disons. Une fois en bas, nous nous sommes baladées quelques minutes, sans pouvoir nous mettre les pieds à l’eau parce le quai était trop haut, en nous rendant à l’évidence que non, ce n’était pas le port où Lena rencontrait Kostas dans 4 filles et un jean L Nous avons pris le téléphérique pour remonter, ne vous posez pas trop de questions !
De retour à l’hôtel, nous nous sommes préparé notre plat traditionnel gorgonien : spaghetti sauce tomates et basilic avec oignons, poivrons, tomates et saucisses italiennes, le tout préparé sur 2 petits ronds de rien du tout… Nous avons soupé vers 11h !
Dans la journée, j’avais acheté du chasse-moustiques à Anne-Marie, alors elle s’en est donné à cœur joie avec le off et on s’est résolues à garder les portes et fenêtres fermées malgré le toujours aussi bon vent. Mauvaise surprise, le lendemain matin : les moustiques s’étaient tous rabattus sur moi ! Mes bras, mes mains et mon visage étaient parsemés de piqûres, on aurait dit que j’avais une constellation dans le front ! Mais bon, je me suis mordu les lèvres en pensant à ce qu’avait enduré ma colocataire (qui cette fois au moins n’avait pas été piquée), et au moins mes piqûres n’avaient pas enflé.
Cette deuxième journée était consacrée au merveilleux One day trip de Santorini : visite des volcans, baignade dans les Hot Springs, dîner à Thirassia et coucher de soleil à Oia. Ce fut une très belle journée ! Notre bateau était en bois et avait deux grands mats ; il était franchement pittoresque vis-à-vis des gros machins en acier que nous avons l’habitude de prendre !
D’abord, les volcans ne m’ont pas tellement impressionnée (le pit de sable à côté de chez moi est bien plus imposant que ces trois vallons minables !) mais bon, de s’imaginer que c’était cet emplacement qui avait donné naissance à toute l’île restait assez captivant.
Comme je l’ai dit plus tôt, les « Hot Springs » étaient plutôt des « springs tièdes », mais c’était quand même un moyen trip de sauter du bateau et de sentir la variation de température à mesure qu’on approchait du bassin (le bateau ne pouvait pas trop s’approcher vu la faible profondeur). Nous sommes ensuite arrêtés à Thirassia, partie de Santorini isolée depuis la dernière éruption du volcan (une partie de l’île s’est effondrée dans l’océan). De là, nous avions une très belle vue sur la Caldera (là où la mer a pris la place de l’île) et je suis sûre que c’est là qu’a été tourné 4 filles et un jean ! :p
Nous n’avions pas beaucoup de temps pour monter jusqu’à la ville (vous aurez peut-être compris qu’entre le niveau de la mer et le niveau de l’île il y a une bonne différence d’altitude…) alors nous avons décidé de nous payer une montée en ânes ! J’ai tellement ri !!! Nos ânes n’arrêtaient pas de se dépasser et ça brassait pas mal, on aurait dit un manège ! Une fois en haut, je suis partie de mon côté dans les petites rues blanches et bleues, et j’ai vraiment beaucoup aimé ce petit village, très très typique et peu fréquenté (j’ai définitivement du mal avec les foules…).
Nous avons repris le bateau, après que j’aie dégusté un délicieux baklava sur le pouce, en direction du port d’Oia (ou Ia en grec). Il faisait vraiment très chaud quand le bateau nous a déposés au quai (nous repartions en minibus) et nous avons attendu qu’il reparte pour nous jeter à l’eau à même le port ! On s’est amusés comme des enfants ! Nous sommes ensuite grimpés jusqu’à la ville (pas question de reprendre les ânes encore une fois, même si ce n’était pas l’envie qui manquait…), puis nous nous sommes baladés dans les petites rues d’Oia, moins commerciales qu’à Fira et à mon avis bien plus jolies (plus de toits bleus aussi !). Plutôt que de nous payer un resto à 50 € et plus, nous nous sommes rabattus sur un simple gyros et un sorbet, puis nous avons regardé le célèbre coucher de soleil de Santorini. Malgré mes écouteurs sur mes oreilles, je n’ai pu faire abstraction des 700 personnes avec qui je regardais le soleil descendre, et quand les gens se sont mis à applaudir quand il a disparu, j’ai pouffé de rire ! Font-ils ça à chaque soir !? N’ignorent-ils pas que le soleil se couche pour quelqu’un à chaque minute, qu’il n’en finit plus de se coucher !? Bref, j’ai vu le coucher de soleil de Ia, et c’est vrai que le soleil était énorme et orange, mais bon, j’en ai vus d’autres.
Le lendemain fut une journée très relax : nous sommes restés à l’hôtel pour profiter de LA piscine, et j’ai pu terminer mon fichu lavage à la main. Je m’étais enfin mise à la lecture de Va au bout de tes rêves d’Antoine Filissiadis, et j’ai passé une partie de la journée le nez dedans, tantôt étendue sur une chaise longue, tantôt les pieds dans l’eau, tantôt dans l’eau jusqu’au cou, accotée sur le bord de la piscine… il faisait chaud, comme tous les jours finalement.
Ce soir là j’ai moi aussi mis du chasse-moustiques à profusion, ce qui a eu pour résultat que toutes les deux, Anne-Marie et moi, avons été piquées dans la nuit. Génial.
Voilà comment s’achève ce deuxième épisode ! Je vous reviens bientôt avec Mykonos ! Et en passant, ça me fait toujours plaisir de recevoir vos commentaires sur mon blog !
2 commentaires:
WOW Alex!!!
J'ai tu vraiment besoin d'en rajouter!¨Ça tellement l'air beau tout ce que tu vis et tu vois. Je m'amuse à chaque fois sur Google maps pour suivre tes aventures. Continue de nous raconter tout ça comme tu sais si bien le faire.
tention a toi!
je suis tellement heureux pour toi ma belle enfant je savoure tes mots j ai hate de voir les photos de tes dires je pense beaucoup a toi gilles qui t aime xxx
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