Je suis un peu triste d’écrire ces lignes, car je sais que ce sera l’une des dernières fois que je publierai quelque chose sur le blog, du moins pour ce voyage. Ce fut un réel plaisir pour moi de vous écrire et de me savoir lue, même si plusieurs d’entre vous resteront sans doute sous le couvert de l’anonymat… mais merci à ceux qui ont pris le temps de m’écrire quelques lignes.
C’est mon dernier jour à Molyvos, il fait aussi beau que n’importe quel autre jour, comme si on ne partait pas, comme si la Grèce nous gardait encore pour quelques semaines. Pourtant c’est bel et bien la fin, et tout autour de moi me rappelle cette finitude. Une part de moi aurait envie de tout refaire, de tout revoir une dernière fois, mais la beauté des moments desquels on profite au maximum est qu’ils suffisent à la mémoire et n’ont pas vraiment besoin d’être revécus. Il en est ainsi de la plage, du castro, de certaines petites rues où je ne repasserai pas, de gens à qui je n’aurai peut-être pas la chance de dire au revoir…
Le souper à Skala Sykaminia fut fort agréable. Le bateau était réservé à notre petit groupe et il s’est arrêté à mi-chemin pour nous laisser nous baigner un petit peu ; nous avons donc pu sauter du deuxième étage du bateau et nager un peu alentour, dans l’eau fraîche et translucide. J’ai mangé de grosses crevettes entières au port (avec les têtes et les pattes !!) et elles étaient très bonnes. Lyne, qui nous a souvent accompagnés lors d’excursions, nous a demandé de lui laisser un objet quelconque pour un de ses amis artiste qui veut faire une œuvre à partir des traces de notre passage. Comme nous n’avions pas grand-chose avec nous, elle a suggéré que nous nous coupions chacune une mèche de cheveux, et nous nous sommes cérémonieusement passé les ciseaux autour de la table, en attendant nos plats. C’était un moment assez spécial, même si ce n’est pas tout le monde qui a accepté de participer…
Marika s’est levée à la fin du repas et a prononcé un petit discours, et les larmes me sont montées aux yeux en pensant aux séparations à venir. Nous avons tout de même passé une très belle fin de soirée, à commencer par le retour en bateau jusqu’à Molyvos : nous étions tous au 2e étage du bateau, la plupart allongés sur les chaises longues à jaser et regarder les étoiles… encore mes chères étoiles ! Il n’y en a pas tant au Québec…
C’était la dernière soirée de Sophie, Marie-Claude et Marie-Annie, et nous n’avons encore une fois pas beaucoup dormi. Nous nous sommes dit au revoir sur le bord de la mer, nous promettant évidemment de nous revoir bien vite à Montréal. Reste à voir si on arrivera à tenir parole, je l’espère.
Samedi je me suis levée assez tard, puis Caro et moi sommes allées faire quelques emplettes souvenirs. Nous avons ensuite rejoint Myra et Marika pour aller à la mer et … faire du paravoile !!! En fait nous espérions qu’il y aurait suffisamment de vent, parce que Marika et Sophie avaient voulu en faire la veille, mais qu’elles n’avaient pas pu faute de vent. Sophie ayant quitté, je me suis proposée auprès de Marika pour la remplacer, sans être convaincue que j’aurais le courage d’aller jusqu’au bout. Quand nous sommes arrivées à la plage, il n’y avait pratiquement pas de vent, alors nous avons convenu de revenir le lendemain, mais sommes restées le temps de faire saucette. Comme nous allions partir, un peu déçues, tadadam ! Le vent s’est levé, et nous avons su que nous pourrions nous envoler avec seulement 5 minutes de préavis ! Nous étions tellement excitées ! 4 hommes se sont mis à étendre le parachute sur la plage puis nous ont invitées à les rejoindre. Ils nous ont toutes bien attachées, puis nous ont expliqué la procédure à suivre, pour quand le bateau allait partir, quand nous allions décoller, une fois dans les airs, puis quand nous allions tomber à l’eau. Nous avons vu le bateau partir puis la corde orange sur le quai s’enfuir peu à peu vers la mer, c’était vraiment stressant, parce que nous savions que ce serait bientôt notre tour !! Et puis hop ! Nous étions dans les airs, et nous montions, montions, montions ! J’ai a-do-ré ! Nous avions une super vue sur les montagnes, Molyvos et les variations de la mer sous nos pieds qui pendaient dans le vide ! J’avais peur d’avoir peur, mais finalement j’étais exaltée, et le temps était comme suspendu… Nous avions nos deux photographes attitrées sur le quai, et nous avons de très bonnes photos de l’expérience.
Nous sommes ensuite allées prendre une crème glacée, et les 3 filles sont allées faire l’épicerie pendant que je téléphonais. Kosta, un ami de la bande, nous a gentiment offert un lift pour Gorgona, et disons qu’en plein milieu d’après-midi, avec la grosse chaleur qu’il faisait, c’était trrrès apprécié ! Nous l’avons d’ailleurs invité à se joindre à nous pour le dessert, Caro avait refait de la compote de pommes pour la fête de Myra et nous avions comploté pour lui acheter un gâteau et trouver une chandelle alors qu’elle ne quittait pas le groupe… Le souper a été fort agréable. Nous sommes ensuite sorties une dernière fois au Conga’s, mais je m’étais étiré quelque chose dans le bras droit lors du choc du décollage en paravoile et tout le monde sur la piste de danse m’accrochait sans cesse, si bien que je ne suis pas partie très tard. J’ai encore un peu mal aujourd’hui, mais ça va mieux, et de toute façon ça a tellement valu la peine !
Mes valises ne sont pas avancées du tout, et pourtant nous quittons Gorgona dans moins de 24 heures… On dirait que je ne peux me résoudre à quitter cet endroit, malgré tout. Caro et moi allons passer une nuit à Mytilène, où nous comptons visiter un peu cette ville où nous n’avons fait que passer et repasser, une nuit dans le bateau vers Athènes, puis une nuit à Athènes même, où nous rejoindrons Myra qui y sera déjà et où nous subirons probablement une chaleur suffocante. Vivement Mont-Tremblant !
Ce soir nous allons souper dans le port de Molyvos, pour un autre « dernier » souper, et nous avons invité les profs et quelques amis rencontrés ici à se joindre à nous.
Je ne pense pas que j’aurai l’occasion de réécrire d’ici mon retour (j’arrive à Montréal jeudi soir), mais je vous promets un mot de la fin dans les jours suivant mon retour. Yassas !
dimanche 29 juin 2008
vendredi 27 juin 2008
Un autre retour, une autre aurore
Me voilà déjà de retour de Turquie, suite à 4 jours des plus remplis. Le retour à Molyvos est encore doux, mais un autre retour hante maintenant mes pensées, et celui-là sera moins éphémère. Il faut dire qu’encore une fois nous regagnions Lesbos pour mieux la quitter. 6 jours et je vous reviendrai !
Je vous écris au lendemain d’une nuit passée sur la plage, à regarder les étoiles (j’en ai vu 5 filer !), à jaser avec Marika, ma partenaire de belle étoile, à dormir, puis à regarder le soleil immensément orange se lever… c’était un super moment !
J’entends déjà vos doigts sur les claviers : et cette Turquie alors ??? Eh bien cette Turquie s’est avérée moins orientale que ce à quoi je m’attendais, mais un paquet de détails nous rappelaient que nous étions dans un autre monde, à commencer par l’alphabet turc, les nombreuses mosquées et leurs minarets, le chant appelant la prière quatre fois par jour, la manie des commerçants de nous offrir le thé, les STOP sur lesquels il est écrit « DUR » ( !!), des messieurs qui cirent les chaussures d’autres messieurs à tous les coins de rues, et j’en passe !
L’autobus qui nous amenait vers Mytilène est venu nous chercher à Gorgona lundi matin à 6h00. Le chemin tortueux qui traverse l’île l’est d’autant plus quand on n’a pas assez dormi et pas assez mangé, et j’ai dû faire stopper l’autobus en chemin parce que j’avais besoin de respirer un peu d’air frais (et stable !). Nous sommes arrivés aux douanes avec beaucoup d’avance, les avons traversées sans encombre puis avons pris le bateau vers 9h30, en direction de Ayvalik (le « i » est en fait une voyelle que nous ne connaissons pas, et dont le son se situe entre le « i » et le « e », ce qui fait en sorte qu’on montre ses dents du bas – avez-vous essayé ?) Notre guide nous attendait de l’autre côté des douanes turques (il nous fallait un visa de touriste puisque nous restions plus de 24 heures). Elle s’appelait Aynur (le « y » est une consonne dans l’alphabet turc) était fort sympathique et parlait très bien français. Notre chauffeur quant à lui ne parlait que turc et quelques mots anglais (j’ai oublié son nom).
Notre premier jour était en quelque sorte notre baptême des transports, puisque nous devions rouler 3h30 pour nous rendre à Troie. Capsule historique : saviez-vous qu’il n’y a pas une Troie, mais bien neuf Troie !? Elles marquent les destructions et reconstructions successives qu’a connues la ville. Saviez-vous par ailleurs que la guerre de Troie n’a sans doute jamais eu lieu !? Du moins on n’a retrouvé aucune trace archéologique d’une telle guerre, qui pour l’instant demeure donc de l’ordre de la mythologie. Le site ne présentait donc aucun attrait particulier, sauf de la vieille roche, et bien sûr le fameux cheval de Troie construit par les Turcs pour attirer les pauvres touristes, dans lequel on peut monter et qui est le symbole par excellence de la ville disparue.
Nous avons ensuite repris l’autobus et fait le chemin inverse, pour arriver en fin de journée dans le petit village d’Assos, en bord de mer, pratiquement en face de notre chère Molyvos ! On pouvait d’ailleurs voir le Castro illuminé ! Notre hôtel donnait directement sur le port, et était vraiment splendide ! Le haut toit du hall accueillait les oiseaux et le style, que je ne saurais décrire en fait, avait un cachet tout particulier. Nous avons soupé dehors (poisson frais) puis nous sommes promenés (le masculin l’emporte, mais Gaétan était le seul homme du groupe !) sur le bord de l’eau. Les histoires de trafic humain nous ont empêchés de nous aventurer trop loin dans les petites rues… Je partageais une jolie chambre avec Caro et Marie-Annie, et nous avons beaucoup ri.
Le lendemain matin, mardi, après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous avons visité le site antique de Assos, soit un temple dédié à Athena, puis une mosquée, où nous avons pris place sur les nombreux tapis couvrant le sol le temps d’en apprendre un peu plus sur la religion islamique.
Nous avons ensuite repris l’autobus vers Pergame (j’oublie combien d’heures cette fois-là, on a fait tellement d’autobus !) où le site antique était beaucoup plus impressionnant que celui de Troie, mais ouf ! que dire de la chaleur !?! Il devait faire près de 50 degrés au soleil, et disons que sur un tel site il n’y a pas toujours de grands arbres où se mettre à l’abri ! Le temps que nous étions sur l’acropole, nous avons vu 2, et peut-être même 3 incendies dans la plaine au loin !
Devinez ce que nous avons fait ensuite ! Eh oui, nous avons repris l’autobus ! Heureusement, celui-ci était climatisé et nous avions chacun notre banquette étant donné le petit groupe que nous étions (de quoi essayer de s’allonger). Nous avons gagné la grande ville de Izmir (3 millions d’habitants) où se trouvait notre hôtel super luxueux, en plein centre-ville. Nous avons soupé dans la grande salle à manger avec tout près un pianiste d’un certain âge qui nous faisait des beaux yeux en jouant des grands succès et en chantant « What a wonderful… Canada », de quoi nous rappeler que c’était plutôt la Saint-Jean et qu’on ne l’avait pas souligné outre mesure… Nous nous sommes ensuite baladées près de la mer, en cherchant désespérément et sans succès à acheter une carte de téléphone.
Mercredi matin, nous avons pris la route d’Éphèse, le site le plus spectaculaire que j’ai vu de tout le voyage ! On y trouve entre autres des maisons de riches fort bien conservées et la fameuse bibliothèque de Celsius, vraiment grandiose ! Malheureusement, qui dit beau site dit foule de touristes (15 000 visiteurs par jour !!) et qui dit 25 juin en Turquie dit températures astronomiquement élevées, du moins pour une gang de Québécois…
Nous avons ensuite eu une heure de quartier libre dans un petit village voisin de Éphèse, et nous avons pu discuter avec des commerçants et magasiner un petit peu des produits typiques. Sans vous dire ce que j’ai acheté, parce que je vendrais le punch, je dois dire que j’ai eu droit à l’emballage cadeau le plus laid de ma vie ! On n’oserait même pas sortir de sacs pareils à la Jovi-Foire !! Et le mauvais goût concernant les sacs en plastique s’est avéré généralisé en Turquie ! Haha, les modes sont différentes je présume.
Nous avons regagné l’hôtel de bonne heure, ce qui nous a permis de respirer un petit peu. Le souper était infect, sauf le potage aux légumes qui était excellent, mais ça n’a pas suffi à équilibrer le repas. Nous sommes ensuite allés dans un petit pub près de la mer pour regarder le match de foot qui opposait le Turquie à l’Allemagne et goûter la bière turque, qui ma foi est assez bonne. Anecdote : je marchais avec Marie-Annie qui est encore plus blonde que moi et il y a un turc qui nous a dit avec tout un air bête : « You are Deutsch ? » Haha ! Malheureusement les Turcs ont perdu (on ne pouvait quand même pas compter pour l’Allemagne !!), pour ceux qui ne suivent pas l’Euro, mais c’était un bon match quand même.
Enfin jeudi, nous avons quitté l’hôtel (qui au fait s’écrit « Otel » en Turquie !) et avons passé quelques heures dans un marché de toutes sortes d’affaires où on s’est fait harceler par les commerçants et où Marika a failli perdre son appareil photos ! Toute une histoire !
On a ensuite repris l’autobus, fait un arrêt à la plage d’Ayvalik parce que la chaleur était insoutenable, puis nous avons repris le bateau vers notre chère île, saoulés de chaleur et gorgés d’images plus ou moins orientales…
Ce soir nous allons souper à Skala Sykaminia pour notre dernier repas de groupe, et nous y allons en bateau. Je vous quitte donc pour la mer Égée…
Je vous écris au lendemain d’une nuit passée sur la plage, à regarder les étoiles (j’en ai vu 5 filer !), à jaser avec Marika, ma partenaire de belle étoile, à dormir, puis à regarder le soleil immensément orange se lever… c’était un super moment !
J’entends déjà vos doigts sur les claviers : et cette Turquie alors ??? Eh bien cette Turquie s’est avérée moins orientale que ce à quoi je m’attendais, mais un paquet de détails nous rappelaient que nous étions dans un autre monde, à commencer par l’alphabet turc, les nombreuses mosquées et leurs minarets, le chant appelant la prière quatre fois par jour, la manie des commerçants de nous offrir le thé, les STOP sur lesquels il est écrit « DUR » ( !!), des messieurs qui cirent les chaussures d’autres messieurs à tous les coins de rues, et j’en passe !
L’autobus qui nous amenait vers Mytilène est venu nous chercher à Gorgona lundi matin à 6h00. Le chemin tortueux qui traverse l’île l’est d’autant plus quand on n’a pas assez dormi et pas assez mangé, et j’ai dû faire stopper l’autobus en chemin parce que j’avais besoin de respirer un peu d’air frais (et stable !). Nous sommes arrivés aux douanes avec beaucoup d’avance, les avons traversées sans encombre puis avons pris le bateau vers 9h30, en direction de Ayvalik (le « i » est en fait une voyelle que nous ne connaissons pas, et dont le son se situe entre le « i » et le « e », ce qui fait en sorte qu’on montre ses dents du bas – avez-vous essayé ?) Notre guide nous attendait de l’autre côté des douanes turques (il nous fallait un visa de touriste puisque nous restions plus de 24 heures). Elle s’appelait Aynur (le « y » est une consonne dans l’alphabet turc) était fort sympathique et parlait très bien français. Notre chauffeur quant à lui ne parlait que turc et quelques mots anglais (j’ai oublié son nom).
Notre premier jour était en quelque sorte notre baptême des transports, puisque nous devions rouler 3h30 pour nous rendre à Troie. Capsule historique : saviez-vous qu’il n’y a pas une Troie, mais bien neuf Troie !? Elles marquent les destructions et reconstructions successives qu’a connues la ville. Saviez-vous par ailleurs que la guerre de Troie n’a sans doute jamais eu lieu !? Du moins on n’a retrouvé aucune trace archéologique d’une telle guerre, qui pour l’instant demeure donc de l’ordre de la mythologie. Le site ne présentait donc aucun attrait particulier, sauf de la vieille roche, et bien sûr le fameux cheval de Troie construit par les Turcs pour attirer les pauvres touristes, dans lequel on peut monter et qui est le symbole par excellence de la ville disparue.
Nous avons ensuite repris l’autobus et fait le chemin inverse, pour arriver en fin de journée dans le petit village d’Assos, en bord de mer, pratiquement en face de notre chère Molyvos ! On pouvait d’ailleurs voir le Castro illuminé ! Notre hôtel donnait directement sur le port, et était vraiment splendide ! Le haut toit du hall accueillait les oiseaux et le style, que je ne saurais décrire en fait, avait un cachet tout particulier. Nous avons soupé dehors (poisson frais) puis nous sommes promenés (le masculin l’emporte, mais Gaétan était le seul homme du groupe !) sur le bord de l’eau. Les histoires de trafic humain nous ont empêchés de nous aventurer trop loin dans les petites rues… Je partageais une jolie chambre avec Caro et Marie-Annie, et nous avons beaucoup ri.
Le lendemain matin, mardi, après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous avons visité le site antique de Assos, soit un temple dédié à Athena, puis une mosquée, où nous avons pris place sur les nombreux tapis couvrant le sol le temps d’en apprendre un peu plus sur la religion islamique.
Nous avons ensuite repris l’autobus vers Pergame (j’oublie combien d’heures cette fois-là, on a fait tellement d’autobus !) où le site antique était beaucoup plus impressionnant que celui de Troie, mais ouf ! que dire de la chaleur !?! Il devait faire près de 50 degrés au soleil, et disons que sur un tel site il n’y a pas toujours de grands arbres où se mettre à l’abri ! Le temps que nous étions sur l’acropole, nous avons vu 2, et peut-être même 3 incendies dans la plaine au loin !
Devinez ce que nous avons fait ensuite ! Eh oui, nous avons repris l’autobus ! Heureusement, celui-ci était climatisé et nous avions chacun notre banquette étant donné le petit groupe que nous étions (de quoi essayer de s’allonger). Nous avons gagné la grande ville de Izmir (3 millions d’habitants) où se trouvait notre hôtel super luxueux, en plein centre-ville. Nous avons soupé dans la grande salle à manger avec tout près un pianiste d’un certain âge qui nous faisait des beaux yeux en jouant des grands succès et en chantant « What a wonderful… Canada », de quoi nous rappeler que c’était plutôt la Saint-Jean et qu’on ne l’avait pas souligné outre mesure… Nous nous sommes ensuite baladées près de la mer, en cherchant désespérément et sans succès à acheter une carte de téléphone.
Mercredi matin, nous avons pris la route d’Éphèse, le site le plus spectaculaire que j’ai vu de tout le voyage ! On y trouve entre autres des maisons de riches fort bien conservées et la fameuse bibliothèque de Celsius, vraiment grandiose ! Malheureusement, qui dit beau site dit foule de touristes (15 000 visiteurs par jour !!) et qui dit 25 juin en Turquie dit températures astronomiquement élevées, du moins pour une gang de Québécois…
Nous avons ensuite eu une heure de quartier libre dans un petit village voisin de Éphèse, et nous avons pu discuter avec des commerçants et magasiner un petit peu des produits typiques. Sans vous dire ce que j’ai acheté, parce que je vendrais le punch, je dois dire que j’ai eu droit à l’emballage cadeau le plus laid de ma vie ! On n’oserait même pas sortir de sacs pareils à la Jovi-Foire !! Et le mauvais goût concernant les sacs en plastique s’est avéré généralisé en Turquie ! Haha, les modes sont différentes je présume.
Nous avons regagné l’hôtel de bonne heure, ce qui nous a permis de respirer un petit peu. Le souper était infect, sauf le potage aux légumes qui était excellent, mais ça n’a pas suffi à équilibrer le repas. Nous sommes ensuite allés dans un petit pub près de la mer pour regarder le match de foot qui opposait le Turquie à l’Allemagne et goûter la bière turque, qui ma foi est assez bonne. Anecdote : je marchais avec Marie-Annie qui est encore plus blonde que moi et il y a un turc qui nous a dit avec tout un air bête : « You are Deutsch ? » Haha ! Malheureusement les Turcs ont perdu (on ne pouvait quand même pas compter pour l’Allemagne !!), pour ceux qui ne suivent pas l’Euro, mais c’était un bon match quand même.
Enfin jeudi, nous avons quitté l’hôtel (qui au fait s’écrit « Otel » en Turquie !) et avons passé quelques heures dans un marché de toutes sortes d’affaires où on s’est fait harceler par les commerçants et où Marika a failli perdre son appareil photos ! Toute une histoire !
On a ensuite repris l’autobus, fait un arrêt à la plage d’Ayvalik parce que la chaleur était insoutenable, puis nous avons repris le bateau vers notre chère île, saoulés de chaleur et gorgés d’images plus ou moins orientales…
Ce soir nous allons souper à Skala Sykaminia pour notre dernier repas de groupe, et nous y allons en bateau. Je vous quitte donc pour la mer Égée…
dimanche 22 juin 2008
Aurore
Je vous écris à l’heure où la nuit et le jour, où hier et aujourd’hui, et même demain se confondent. Il est 5h47 du petit matin, les oiseaux gazouillent, le coq a chanté plusieurs fois déjà (aucun repère : il chante à toute heure !) Le sommeil me gagnera certainement sous peu, mais avant j’avais envie de vous dire que le monde m’appartient, parce que je suis en Grèce, parce que les couleurs du lever de soleil sont magnifiques dans le ciel, parce que le vent et les doux parfums rivalisent dans l’air, parce que je pars pour la Turquie lundi (demain), et parce que tout ! Le monde m’appartient, mais je le partage néanmoins avec tous ceux qui osent le prendre…
Une autre nuit blanche derrière moi, à croire que j’y prends goût, mais les nuits ici passent tellement vite… Marie-Annie, Caro et moi sommes allées prendre un bain de « minuit » à 4h30 du matin, et l’eau était vachement froide, mais quel bienfait d’en sortir toutes vivifiées ! Je me sens si bien.
La dernière semaine de cours s’est déployée en douceur, malgré les grosses chaleurs… cours le matin, après-midi de plage ou de piscine, soupers éparpillés.
Les sources thermales se sont avérées une belle surprise, même s’il n’y avait qu’un bain chaud. Nous y passions quelques minutes, Caro, Marika, Sophie et moi, puis nous nous jetions dans la mer, nous laissant flotter sur le dos, ondulant au gré des vagues. Au retour, nous avons été contraintes de nous asseoir sur le bord de la rue parce que le coucher de soleil était vraiment trop beau, et que nos âmes probablement étaient plus aptes à recevoir un tel spectacle après s’être repues de tranquillité. Nous avons ensuite soupé dans une pizzeria presque déserte, mais charmante. Le service était très lent (à la grecque), mais nos deux pizzas étaient très bonnes (surtout la croûte !) et le vin scellait bien l’amitié qui nous liait en cette belle soirée. C’était mardi.
Mercredi nous avons soupé dans le port et sommes allées nous asseoir tout au bout du quai d’amarrage pour discuter de tout et de rien en admirant le Castro illuminé. Nous avons eu une belle surprise : la pleine lune est surgie de derrière les montagnes et nous a offert sa lumière sur l’océan, juste sous nos yeux ravis. Nous avons ensuite regagné le port et j’ai regardé le match de foot qui opposait la Grèce et l’Espagne, avec quelques autres fans. Malheureusement, la Grèce a perdu, encore une fois.
Jeudi reste un mystère, je ne me souviens plus de ce que j’ai fait. J’imagine qu’il n’y a rien de très intéressant à en dire… Vendredi, par contre, je me souviens très bien : c’était notre troisième et dernier safari-jeep, et nous avons encore une fois passé une très belle journée. Départ vers 10h30, arrêt dans un petit village pour prendre un frappé, visite d’un site antique, dîner et promenade dans un autre petit village, plage et souper sur le bord de la mer. Je me suis sentie retomber en enfance ; j’ai passé tout l’après-midi dans l’eau, à dénicher des roches colorées pour un projet artistique plus ou moins défini, à nager ou à me laisser ondoyer dans cette mer où l’on flotte sans le moindre effort.
J’étais dans le même jeep que Caro, Gaétan (notre prof d’histoire) et sa femme, Denise. Nous sommes passés dans une région de l’île où il y avait vraiment beaucoup de végétation, et des arbres très hauts, alors que nous croyions l’île quasi désertique (j’exagère un peu). Au retour, Caro et moi avons vu deux étoiles filantes ! et au fil de discussions fort intéressantes, nous avons appris pourquoi les Athéniens avaient les hanches plus étroites que les Spartiates… je vous raconterai si ça vous chante ! J’adore les justifications mythologiques.
Hier soir, samedi, les 5 Gorgoniennes nous sommes concocté un délicieux souper 5 services, où chacune était chargée de préparer un plat (j’étais responsable de la salade de fruits). C’était excellent, en particulier le plat de Caro : porc mariné avec légumes sautés et compote de pommes maison. Nous trinquions à chaque plat, et celle qui l’avait cuisiné devait dire quelques mots sur le voyage. En fait c’était un de nos derniers soupers toutes ensemble, parce que demain c’est la Turquie et qu’au retour il ne restera qu’un soir, car Sophie quitte l’île plus tôt que les autres. Certaines sont tristes que l’expérience prenne fin, mais moi je considère que la boucle se boucle bien ; mon désir d’évasion est épanché.
Je réécris au retour de la Turquie !
Une autre nuit blanche derrière moi, à croire que j’y prends goût, mais les nuits ici passent tellement vite… Marie-Annie, Caro et moi sommes allées prendre un bain de « minuit » à 4h30 du matin, et l’eau était vachement froide, mais quel bienfait d’en sortir toutes vivifiées ! Je me sens si bien.
La dernière semaine de cours s’est déployée en douceur, malgré les grosses chaleurs… cours le matin, après-midi de plage ou de piscine, soupers éparpillés.
Les sources thermales se sont avérées une belle surprise, même s’il n’y avait qu’un bain chaud. Nous y passions quelques minutes, Caro, Marika, Sophie et moi, puis nous nous jetions dans la mer, nous laissant flotter sur le dos, ondulant au gré des vagues. Au retour, nous avons été contraintes de nous asseoir sur le bord de la rue parce que le coucher de soleil était vraiment trop beau, et que nos âmes probablement étaient plus aptes à recevoir un tel spectacle après s’être repues de tranquillité. Nous avons ensuite soupé dans une pizzeria presque déserte, mais charmante. Le service était très lent (à la grecque), mais nos deux pizzas étaient très bonnes (surtout la croûte !) et le vin scellait bien l’amitié qui nous liait en cette belle soirée. C’était mardi.
Mercredi nous avons soupé dans le port et sommes allées nous asseoir tout au bout du quai d’amarrage pour discuter de tout et de rien en admirant le Castro illuminé. Nous avons eu une belle surprise : la pleine lune est surgie de derrière les montagnes et nous a offert sa lumière sur l’océan, juste sous nos yeux ravis. Nous avons ensuite regagné le port et j’ai regardé le match de foot qui opposait la Grèce et l’Espagne, avec quelques autres fans. Malheureusement, la Grèce a perdu, encore une fois.
Jeudi reste un mystère, je ne me souviens plus de ce que j’ai fait. J’imagine qu’il n’y a rien de très intéressant à en dire… Vendredi, par contre, je me souviens très bien : c’était notre troisième et dernier safari-jeep, et nous avons encore une fois passé une très belle journée. Départ vers 10h30, arrêt dans un petit village pour prendre un frappé, visite d’un site antique, dîner et promenade dans un autre petit village, plage et souper sur le bord de la mer. Je me suis sentie retomber en enfance ; j’ai passé tout l’après-midi dans l’eau, à dénicher des roches colorées pour un projet artistique plus ou moins défini, à nager ou à me laisser ondoyer dans cette mer où l’on flotte sans le moindre effort.
J’étais dans le même jeep que Caro, Gaétan (notre prof d’histoire) et sa femme, Denise. Nous sommes passés dans une région de l’île où il y avait vraiment beaucoup de végétation, et des arbres très hauts, alors que nous croyions l’île quasi désertique (j’exagère un peu). Au retour, Caro et moi avons vu deux étoiles filantes ! et au fil de discussions fort intéressantes, nous avons appris pourquoi les Athéniens avaient les hanches plus étroites que les Spartiates… je vous raconterai si ça vous chante ! J’adore les justifications mythologiques.
Hier soir, samedi, les 5 Gorgoniennes nous sommes concocté un délicieux souper 5 services, où chacune était chargée de préparer un plat (j’étais responsable de la salade de fruits). C’était excellent, en particulier le plat de Caro : porc mariné avec légumes sautés et compote de pommes maison. Nous trinquions à chaque plat, et celle qui l’avait cuisiné devait dire quelques mots sur le voyage. En fait c’était un de nos derniers soupers toutes ensemble, parce que demain c’est la Turquie et qu’au retour il ne restera qu’un soir, car Sophie quitte l’île plus tôt que les autres. Certaines sont tristes que l’expérience prenne fin, mais moi je considère que la boucle se boucle bien ; mon désir d’évasion est épanché.
Je réécris au retour de la Turquie !
mardi 17 juin 2008
cinéma et grecquitudes
(Écrit hier)
On s’habitue à toute chose… ou on s’écoeure ben raide. Je me situe entre les deux en ce qui concerne les bibittes (je n’en finis plus de découvrir de nouvelles espèces), le lavage à la main, l’absence d’un four, d’un micro-ondes, d’un grille-pain, d’un lave-vaisselle, d’une douche décente (plus qu’un simple socle), d’un large choix de fruits et légumes et de viandes, et j’en passe ! Beaucoup de choses me manquent, mais je ne suis pas tout à fait sérieuse, parce que je vis quand même très bien mon « ailleurs », et je sais qu’on ne peut pas tout avoir comme chez soi… disons simplement que j’apprécierai certaines commodités à mon retour, surtout qu’après 2 mois mon linge aura bien besoin d’un vrai lavage ! Vous ai-je déjà dit qu’en Grèce il est proscrit de jeter du papier dans les toilettes ? C’est pourtant le cas ; leur tuyauterie est vraisemblablement trop étroite… Je vous laisse imaginer l’état des toilettes publiques… et autres :p
Assez parlé de futilités, je voulais plutôt vous entretenir (mais une bibitte non identifiée m’a détournée de mon but premier) d’un film que je viens d’aller voir : « Z », un film de 1969, réalisé par un Grec, mais ne réunissant presque que des acteurs français. Le film traite pourtant de la Grèce, sans que le pays ne soit jamais nommé, car il s’agit en fait d’une dénonciation de la situation politique des années 60, et je suis en ce moment révoltée par ce que je viens de voir ! À prime abord, j’ai failli sortir de la salle après 15 minutes parce que le film était extrêmement violent, et je me disais que je ne pourrais tolérer de voir ça pendant 2 heures. Les coups (de matraque entre autres) ont fini par cesser, mais l’abus de pouvoir dénoncé dans le reste du film m’a autant bouleversée ! L’histoire du film n’était pas tout à fait véridique, mais elle relève de faits semblables et, au début du film, on annonce que la similitude entre des personnages du film et des personnes réelles n’est pas le fruit du hasard, qu’elle est VOLONTAIRE. Donc me voilà à m’insurger contre tous les abus de pouvoir de la Terre, en sachant très bien que la plupart ne sont pas dévoilés au grand jour… Grrr.
C’était notre deuxième soirée cinéma, le premier étant beaucoup plus soft et très beau, avec une fin pas très heureuse, mais tout de même; j’avais bien aimé. Il n’est pas disponible en français, ni même en anglais (seulement en grec avec sous-titres anglais), mais le titre équivaudrait à « Cuisine politique ». Celui-là parlait de la déportation des Grecs d’Istanbul, autre évènement pas si lointain. Ça nous aide à comprendre le contexte socio-historico-politique de la Grèce contemporaine. On est aussi sensés voir « Zorba le Grec » mercredi soir, si le prêt de la salle nous le permet.
Je passe beaucoup de temps avec Caro ces jours-ci ; elle me fait du café et on jase pendant des heures sur son balcon, au bord de la piscine ou en chemin vers Molyvos. J’apprécie grandement ces moments, tout comme nos discussions, et je sais que ça la fera sourire de voir que j’en parle sur le blog :)
Autrement, le cours d’histoire me passionne toujours autant, les plans pour la Turquie se dessinent (nous irons à Troie, Pergame, Éphèse et Izmir, et ce du 23 au 26 juin), nous avons un troisième et dernier safari-jeep ce vendredi, demain soir nous allons aux sources thermales d’Eftalou (genre de bains scandinaves, mais naturels) et euh… nous préparons peu à peu notre retour vers Athènes, qui arrivera si vite ! Encore 2 semaines d’ici là, à peine plus… mais c’est bien peu si l’on considère que je partais pour 9 semaines… quelle aventure tout de même !
En sachant le retour imminent, je tente de replonger mes racines dans la réalité que j’avais laissée en plan depuis le début, et je pense beaucoup plus à vous. J’ai hâte, hâte à tout.
On s’habitue à toute chose… ou on s’écoeure ben raide. Je me situe entre les deux en ce qui concerne les bibittes (je n’en finis plus de découvrir de nouvelles espèces), le lavage à la main, l’absence d’un four, d’un micro-ondes, d’un grille-pain, d’un lave-vaisselle, d’une douche décente (plus qu’un simple socle), d’un large choix de fruits et légumes et de viandes, et j’en passe ! Beaucoup de choses me manquent, mais je ne suis pas tout à fait sérieuse, parce que je vis quand même très bien mon « ailleurs », et je sais qu’on ne peut pas tout avoir comme chez soi… disons simplement que j’apprécierai certaines commodités à mon retour, surtout qu’après 2 mois mon linge aura bien besoin d’un vrai lavage ! Vous ai-je déjà dit qu’en Grèce il est proscrit de jeter du papier dans les toilettes ? C’est pourtant le cas ; leur tuyauterie est vraisemblablement trop étroite… Je vous laisse imaginer l’état des toilettes publiques… et autres :p
Assez parlé de futilités, je voulais plutôt vous entretenir (mais une bibitte non identifiée m’a détournée de mon but premier) d’un film que je viens d’aller voir : « Z », un film de 1969, réalisé par un Grec, mais ne réunissant presque que des acteurs français. Le film traite pourtant de la Grèce, sans que le pays ne soit jamais nommé, car il s’agit en fait d’une dénonciation de la situation politique des années 60, et je suis en ce moment révoltée par ce que je viens de voir ! À prime abord, j’ai failli sortir de la salle après 15 minutes parce que le film était extrêmement violent, et je me disais que je ne pourrais tolérer de voir ça pendant 2 heures. Les coups (de matraque entre autres) ont fini par cesser, mais l’abus de pouvoir dénoncé dans le reste du film m’a autant bouleversée ! L’histoire du film n’était pas tout à fait véridique, mais elle relève de faits semblables et, au début du film, on annonce que la similitude entre des personnages du film et des personnes réelles n’est pas le fruit du hasard, qu’elle est VOLONTAIRE. Donc me voilà à m’insurger contre tous les abus de pouvoir de la Terre, en sachant très bien que la plupart ne sont pas dévoilés au grand jour… Grrr.
C’était notre deuxième soirée cinéma, le premier étant beaucoup plus soft et très beau, avec une fin pas très heureuse, mais tout de même; j’avais bien aimé. Il n’est pas disponible en français, ni même en anglais (seulement en grec avec sous-titres anglais), mais le titre équivaudrait à « Cuisine politique ». Celui-là parlait de la déportation des Grecs d’Istanbul, autre évènement pas si lointain. Ça nous aide à comprendre le contexte socio-historico-politique de la Grèce contemporaine. On est aussi sensés voir « Zorba le Grec » mercredi soir, si le prêt de la salle nous le permet.
Je passe beaucoup de temps avec Caro ces jours-ci ; elle me fait du café et on jase pendant des heures sur son balcon, au bord de la piscine ou en chemin vers Molyvos. J’apprécie grandement ces moments, tout comme nos discussions, et je sais que ça la fera sourire de voir que j’en parle sur le blog :)
Autrement, le cours d’histoire me passionne toujours autant, les plans pour la Turquie se dessinent (nous irons à Troie, Pergame, Éphèse et Izmir, et ce du 23 au 26 juin), nous avons un troisième et dernier safari-jeep ce vendredi, demain soir nous allons aux sources thermales d’Eftalou (genre de bains scandinaves, mais naturels) et euh… nous préparons peu à peu notre retour vers Athènes, qui arrivera si vite ! Encore 2 semaines d’ici là, à peine plus… mais c’est bien peu si l’on considère que je partais pour 9 semaines… quelle aventure tout de même !
En sachant le retour imminent, je tente de replonger mes racines dans la réalité que j’avais laissée en plan depuis le début, et je pense beaucoup plus à vous. J’ai hâte, hâte à tout.
lundi 16 juin 2008
mercredi 11 juin 2008
La fin de la suite
Nous voilà rendus au troisième et dernier épisode de mon voyage dans les îles : Mykonos, l’île ô combien réputée pour son night live ! (Au fond on ne savait même pas ce qu’il y avait d’autre à faire là-bas ! Nous avions au départ prévu d’y rester 2 jours). L’île s’est d’abord démarquée par ses vents incroyables et la hauteur de ses vagues ; je crois que le voyage de Santorini à Mykonos aura été le plus houleux.
Nous avons été accueillis au port par Hubert, qui était là depuis 2 jours, puis nous avons également rejoint Caro la Gorgonienne, et Julie et Marie-Claude, 2 autres filles du cours. Après nous être installés dans 3 chambres bien situées au centre-ville (je partageais la mienne avec Anne-Marie et Myra), nous sommes partis tous les onze pour Paradise beach, à quelques kilomètres de la ville. Il ne faisait pas très chaud, et il n’y avait pas beaucoup de monde (je n’en étais pas trop fâchée), mais semble-t-il qu’en général c’est le gros pow-wow et que les gens dansent sur la plage et sur une plate-forme installée dans la mer. Je n’ai pas osé me mouiller plus qu'aux genoux, et j’ai passé l’après-midi à lire. Tout le monde sortait ce soir-là, mais je n’étais pas très en forme et j’ai préféré passer mon tour (même si j’étais à Mykonos, oui oui…)
Le lendemain nous sommes allés voir les fameux moulins (même pas en fonction !) et la petite Venise (il n’y a même pas de canaux, seulement l’eau qui fouette les bâtiments sur la rive). Je chiale beaucoup comme ça, mais c’était beau quand même, et le vent était ahurissant sur le cap où on est montés. Plusieurs d’entre nous ont pris une bonne douche océanique en essayant de prendre LA photo ! J’ai mangé une crèpe au jambon avec Anne-Marie pour dîner, puis nous avons fait les petites boutiques (toutes hors de prix), pour finalement acheter 2-3 bricoles et des cartes postales. Ce soir-là je suis sortie de mon plein gré au Scandinavian bar, où j’ai passé une assez belle soirée, malgré qu’un club reste un club, et que moi et les clubs… oui oui vous le savez déjà. Anne-Marie et Hubert avaient revêtu leur chandail des Canadiens et ont fait le show quand Anne-Marie est montée sur les épaules de Hubert ! Certains ont dû penser que notre équipe nationale venait de gagner quelque titre important, et on s’est bien gardés de les détromper ! D’autres connaissaient très bien les Habs et ça nous a permis de rencontrer des Montréalais.
Le troisième jour (parce que nous avons finalement décidé de prolonger notre séjour), nous avons pris le bateau pour visiter la petite île de Delos, décrite comme étant le centre des Cyclades, un important site antique. Il y avait de la grosse vague pour s’y rendre, et certains, ayant un peu abusé la veille, ont trouvé le voyage pénible (pas moi ! j’ai adoré !) Le site était vraiment intéressant ! Vaste, assez bien conservé et labyrinthique, on a passé plusieurs heures à y découvrir les différentes maisons des divinités, dont les planchers étaient recouverts d’images en mosaïque ; puis le théâtre, et les célèbres lions… je vous montrerai ! La fin de journée s’est meublée d’une large sieste bien méritée, et bien appréciée, vu le peu d’heures de sommeil de la nuit précédente. Difficile par contre de se relever après une telle sieste ! Nous avons néanmoins réuni les forces nécessaires pour nous préparer pour notre dernier souper à Mykonos, dans un resto vraiment trop bondé pour le nombre de serveurs ! Quelle histoire de payer séparément dans ce pays ! Au moins c’était bon ! Et nous avons bien ri des touristes plus ou moins sûrs de vouloir flatter le pélican juste à côté.
Bien que la fatigue s’attachait à nos pas, nous étions à Mykonos pour une dernière soirée alors nous sommes sortis à nouveau, au Scandinavian bar pour une nouvelle fois (la gang commençait à se faire reconnaître, ce qui nous valait bien quelques shooters gratuits !) Hubert surtout avait l’air de connaître tous les serveurs ! Cette soirée qui au départ n’avait l’air de rien s’est finalement avérée une des plus belles du voyage ! je dois ajouter que je n’ai pas dormi de la nuit, puisque notre bateau pour Athènes partait le lendemain matin à 7h, et que le temps de tout paqueter, il fallait être debout à 5h… tant qu’à ça, aussi bien profiter de la nuit !
Nous avons tous fait une bonne sieste sur le pont, enroulés dans nos sacs de couchage. Ce fut en fait une grosse journée de transport, puisque du port (qui n’était pas le port principal d’Athènes, mais le billet de bateau coûtait moins cher pour cette destination), nous devions faire une heure d’autobus pour nous rendre au centre-ville. De là le groupe s’est scindé en deux : Marika, qui avait déjà vu Delphes, et Marc et Hubert, qui n’étaient pas très chauds à l’idée de faire encore de l’autobus pour voir un (autre) site antique, sont restés à Athènes, tandis que Sophie, Marco, Anne-Marie, Myra et moi avons affronté les transports en communs pour aller voir le nombril du monde, où tous les grands chefs de l’Antiquité allaient consulter l’oracle avant d’entreprendre n’importe quelle action importante.
J’ai dormi une bonne partie du trajet, mais j’ai quand même pu juger de la beauté et de la grandeur des paysages plus que montagneux. Nous sommes arrivés à Delphes en soirée, les amoureux se sont loué une chambre et les trois filles une autre (la plus belle qu’on ait eue de tout le voyage !). Le propriétaire nous a offert de rajouter un 3e lit dans la chambre, mais comme nous avons jugé que ce serait beaucoup trop de trouble pour une seule nuit et qu’au fond nous avions bien assez de place pour toutes les trois une fois les deux lits collés, nous avons décliné son offre. Nous avons donc pigé pour savoir qui dormirait dans la craque, et c’est Anne-Marie qui a eu ce plaisir !
Nous sommes allés souper dans un resto traditionnel avec vue imprenable sur le Golfe de Corinthe, et avons trèèès bien mangé, surtout pour le prix ! J’avais commandé des « stuffed tomatoes », tomates farcies au riz aux légumes et fines herbes. Délicieux. Nous avions également pris une bouteille de vin à cinq, et avons dégusté le moment autant que le contenu de nos assiettes.
Le lendemain matin, le ciel était gris et il tombait quelques gouttes, à notre plus grand désarroi, parce que nous projetions de visiter le site antique en matinée. Nous avons donc commencé par le musée archéologique qui y était adjoint, et le soleil s’est pointé un peu plus tard, ouf ! Marco avait quand même eu le temps de s’affubler d’un joli parapluie féminin et Anne-Marie de son imperméable jaune style sac à poubelles-canard !
Le site était bien, mais c’est surtout le paysage l’entourant qui valait tant le détour (3 heures aller, 3 heures retour !), et bien sûr sa valeur historique ! Nous avons à peine eu le temps de manger un sandwich dans un petit café, puis il était déjà l’heure de rentrer à Athènes ! Delphes aurait assurément mérité plus d’une journée de passage, mais bon ! au moins nous l’avons vue. Donc 3 heures d’autobus, et même un peu plus à cause du trafic athénien (rrhh), puis un peu de marche jusqu’au métro, puis le métro tombe en panne, puis nous arrivons à notre point de rencontre au port avec une heure de retard, mais nous arrivons tout de même ! Nous nous sommes rendus tous les huit au quai d’embarquement, même si 4 d’entre nous ne prenaient pas le bateau, mais bien l’avion le lendemain matin. Les adieux furent d’assez courte durée, mais on s’est envoyé la main pendant de longues minutes pendant que le bateau quittait le port. Nous avons même eu droit à une danse grecque sur le quai de la part de nos amis farfelus ! Finalement j’ai plus ri que pleuré.
Sophie et moi nous sommes payé (et c’est vraiment un luxe) une cabine pour la nuit, parce que nous passions littéralement la nuit en mer, et avions grand besoin de dormir. J’ai effectivement dormi à poings fermés, malgré les fréquentes annonces nocturnes et un arrêt à Chios en plein milieu de la nuit.
Ainsi s’achève le périple de mes deux semaines de « vacances », un peu folles par moments, relax par d’autres… j’aurais voulu voir Delphes plus longuement, mais où couper sinon ? Nulle part ! Y retourner ? Peut-être, qui sait ?
Nous avons été accueillis au port par Hubert, qui était là depuis 2 jours, puis nous avons également rejoint Caro la Gorgonienne, et Julie et Marie-Claude, 2 autres filles du cours. Après nous être installés dans 3 chambres bien situées au centre-ville (je partageais la mienne avec Anne-Marie et Myra), nous sommes partis tous les onze pour Paradise beach, à quelques kilomètres de la ville. Il ne faisait pas très chaud, et il n’y avait pas beaucoup de monde (je n’en étais pas trop fâchée), mais semble-t-il qu’en général c’est le gros pow-wow et que les gens dansent sur la plage et sur une plate-forme installée dans la mer. Je n’ai pas osé me mouiller plus qu'aux genoux, et j’ai passé l’après-midi à lire. Tout le monde sortait ce soir-là, mais je n’étais pas très en forme et j’ai préféré passer mon tour (même si j’étais à Mykonos, oui oui…)
Le lendemain nous sommes allés voir les fameux moulins (même pas en fonction !) et la petite Venise (il n’y a même pas de canaux, seulement l’eau qui fouette les bâtiments sur la rive). Je chiale beaucoup comme ça, mais c’était beau quand même, et le vent était ahurissant sur le cap où on est montés. Plusieurs d’entre nous ont pris une bonne douche océanique en essayant de prendre LA photo ! J’ai mangé une crèpe au jambon avec Anne-Marie pour dîner, puis nous avons fait les petites boutiques (toutes hors de prix), pour finalement acheter 2-3 bricoles et des cartes postales. Ce soir-là je suis sortie de mon plein gré au Scandinavian bar, où j’ai passé une assez belle soirée, malgré qu’un club reste un club, et que moi et les clubs… oui oui vous le savez déjà. Anne-Marie et Hubert avaient revêtu leur chandail des Canadiens et ont fait le show quand Anne-Marie est montée sur les épaules de Hubert ! Certains ont dû penser que notre équipe nationale venait de gagner quelque titre important, et on s’est bien gardés de les détromper ! D’autres connaissaient très bien les Habs et ça nous a permis de rencontrer des Montréalais.
Le troisième jour (parce que nous avons finalement décidé de prolonger notre séjour), nous avons pris le bateau pour visiter la petite île de Delos, décrite comme étant le centre des Cyclades, un important site antique. Il y avait de la grosse vague pour s’y rendre, et certains, ayant un peu abusé la veille, ont trouvé le voyage pénible (pas moi ! j’ai adoré !) Le site était vraiment intéressant ! Vaste, assez bien conservé et labyrinthique, on a passé plusieurs heures à y découvrir les différentes maisons des divinités, dont les planchers étaient recouverts d’images en mosaïque ; puis le théâtre, et les célèbres lions… je vous montrerai ! La fin de journée s’est meublée d’une large sieste bien méritée, et bien appréciée, vu le peu d’heures de sommeil de la nuit précédente. Difficile par contre de se relever après une telle sieste ! Nous avons néanmoins réuni les forces nécessaires pour nous préparer pour notre dernier souper à Mykonos, dans un resto vraiment trop bondé pour le nombre de serveurs ! Quelle histoire de payer séparément dans ce pays ! Au moins c’était bon ! Et nous avons bien ri des touristes plus ou moins sûrs de vouloir flatter le pélican juste à côté.
Bien que la fatigue s’attachait à nos pas, nous étions à Mykonos pour une dernière soirée alors nous sommes sortis à nouveau, au Scandinavian bar pour une nouvelle fois (la gang commençait à se faire reconnaître, ce qui nous valait bien quelques shooters gratuits !) Hubert surtout avait l’air de connaître tous les serveurs ! Cette soirée qui au départ n’avait l’air de rien s’est finalement avérée une des plus belles du voyage ! je dois ajouter que je n’ai pas dormi de la nuit, puisque notre bateau pour Athènes partait le lendemain matin à 7h, et que le temps de tout paqueter, il fallait être debout à 5h… tant qu’à ça, aussi bien profiter de la nuit !
Nous avons tous fait une bonne sieste sur le pont, enroulés dans nos sacs de couchage. Ce fut en fait une grosse journée de transport, puisque du port (qui n’était pas le port principal d’Athènes, mais le billet de bateau coûtait moins cher pour cette destination), nous devions faire une heure d’autobus pour nous rendre au centre-ville. De là le groupe s’est scindé en deux : Marika, qui avait déjà vu Delphes, et Marc et Hubert, qui n’étaient pas très chauds à l’idée de faire encore de l’autobus pour voir un (autre) site antique, sont restés à Athènes, tandis que Sophie, Marco, Anne-Marie, Myra et moi avons affronté les transports en communs pour aller voir le nombril du monde, où tous les grands chefs de l’Antiquité allaient consulter l’oracle avant d’entreprendre n’importe quelle action importante.
J’ai dormi une bonne partie du trajet, mais j’ai quand même pu juger de la beauté et de la grandeur des paysages plus que montagneux. Nous sommes arrivés à Delphes en soirée, les amoureux se sont loué une chambre et les trois filles une autre (la plus belle qu’on ait eue de tout le voyage !). Le propriétaire nous a offert de rajouter un 3e lit dans la chambre, mais comme nous avons jugé que ce serait beaucoup trop de trouble pour une seule nuit et qu’au fond nous avions bien assez de place pour toutes les trois une fois les deux lits collés, nous avons décliné son offre. Nous avons donc pigé pour savoir qui dormirait dans la craque, et c’est Anne-Marie qui a eu ce plaisir !
Nous sommes allés souper dans un resto traditionnel avec vue imprenable sur le Golfe de Corinthe, et avons trèèès bien mangé, surtout pour le prix ! J’avais commandé des « stuffed tomatoes », tomates farcies au riz aux légumes et fines herbes. Délicieux. Nous avions également pris une bouteille de vin à cinq, et avons dégusté le moment autant que le contenu de nos assiettes.
Le lendemain matin, le ciel était gris et il tombait quelques gouttes, à notre plus grand désarroi, parce que nous projetions de visiter le site antique en matinée. Nous avons donc commencé par le musée archéologique qui y était adjoint, et le soleil s’est pointé un peu plus tard, ouf ! Marco avait quand même eu le temps de s’affubler d’un joli parapluie féminin et Anne-Marie de son imperméable jaune style sac à poubelles-canard !
Le site était bien, mais c’est surtout le paysage l’entourant qui valait tant le détour (3 heures aller, 3 heures retour !), et bien sûr sa valeur historique ! Nous avons à peine eu le temps de manger un sandwich dans un petit café, puis il était déjà l’heure de rentrer à Athènes ! Delphes aurait assurément mérité plus d’une journée de passage, mais bon ! au moins nous l’avons vue. Donc 3 heures d’autobus, et même un peu plus à cause du trafic athénien (rrhh), puis un peu de marche jusqu’au métro, puis le métro tombe en panne, puis nous arrivons à notre point de rencontre au port avec une heure de retard, mais nous arrivons tout de même ! Nous nous sommes rendus tous les huit au quai d’embarquement, même si 4 d’entre nous ne prenaient pas le bateau, mais bien l’avion le lendemain matin. Les adieux furent d’assez courte durée, mais on s’est envoyé la main pendant de longues minutes pendant que le bateau quittait le port. Nous avons même eu droit à une danse grecque sur le quai de la part de nos amis farfelus ! Finalement j’ai plus ri que pleuré.
Sophie et moi nous sommes payé (et c’est vraiment un luxe) une cabine pour la nuit, parce que nous passions littéralement la nuit en mer, et avions grand besoin de dormir. J’ai effectivement dormi à poings fermés, malgré les fréquentes annonces nocturnes et un arrêt à Chios en plein milieu de la nuit.
Ainsi s’achève le périple de mes deux semaines de « vacances », un peu folles par moments, relax par d’autres… j’aurais voulu voir Delphes plus longuement, mais où couper sinon ? Nulle part ! Y retourner ? Peut-être, qui sait ?
lundi 9 juin 2008
Les actualités
Avant de poursuivre mon récit rocambolesque, j’ai envie de vous parler un peu du moment présent, parce qu’après tout, ma vie ne s’est pas arrêtée après mon retour à Molyvos! D’abord, j’adresse une pensée spéciale aux Gorgoniens disparus : Anne-Marie, Marc et Marco, ainsi qu’à Hubert et Marie-Pier, qui ont retrouvé leur maison québécoise en fin de semaine ; nous pensons à vous, et continuons d’alimenter les insides.
Hier soir j’ai tué mon premier perce-oreille, et franchement je m’épate ! Il faut dire qu’il est resté sagement immobile le temps que j’aille chercher mon soulier, mais tout de même ! Autre « découverte » : l’arbre qui fait tant d’ombre dans ma fenêtre est finalement un abricotier ! Et hier en revenant du village avec Caro j’ai vu un paquet d’arbres fruitiers, dont un cerisier et ce que nous pensons être un pêcher. Je me demande si je resterai assez longtemps pour voir les olives dans les arbres !
Revenir ici me permet de porter un regard neuf sur ce à quoi je m’étais habituée à voir chaque jour, à commencer par le village dans la montagne avec ses nombreux toits oranges et le kastro qui le surplombe, les montagnes environnantes, les grands prés entre elles, etc. Je vais m’efforcer de garder ce regard pendant les semaines qui restent, c’est-à-dire pas beaucoup, si on enlève les quelques jours en Turquie !
Aujourd’hui c’était notre premier cours d’histoire, et j’en suis sortie vraiment enthousiasmée ! Le cours ne se donne pas dans le même local que le cours de photo, pour lequel nous avions absolument besoin des ordis, mais dans une classe d’école primaire, avec des petits bureaux et l’alphabet grec accroché sur les murs !
Ce soir c’est notre souper retrouvailles et souper d’accueil du nouveau prof (on l’a su en arrivant au cours cet après-midi, belle planification !). D’ailleurs je dois y aller, c’est au sommet de la montagne !
Hier soir j’ai tué mon premier perce-oreille, et franchement je m’épate ! Il faut dire qu’il est resté sagement immobile le temps que j’aille chercher mon soulier, mais tout de même ! Autre « découverte » : l’arbre qui fait tant d’ombre dans ma fenêtre est finalement un abricotier ! Et hier en revenant du village avec Caro j’ai vu un paquet d’arbres fruitiers, dont un cerisier et ce que nous pensons être un pêcher. Je me demande si je resterai assez longtemps pour voir les olives dans les arbres !
Revenir ici me permet de porter un regard neuf sur ce à quoi je m’étais habituée à voir chaque jour, à commencer par le village dans la montagne avec ses nombreux toits oranges et le kastro qui le surplombe, les montagnes environnantes, les grands prés entre elles, etc. Je vais m’efforcer de garder ce regard pendant les semaines qui restent, c’est-à-dire pas beaucoup, si on enlève les quelques jours en Turquie !
Aujourd’hui c’était notre premier cours d’histoire, et j’en suis sortie vraiment enthousiasmée ! Le cours ne se donne pas dans le même local que le cours de photo, pour lequel nous avions absolument besoin des ordis, mais dans une classe d’école primaire, avec des petits bureaux et l’alphabet grec accroché sur les murs !
Ce soir c’est notre souper retrouvailles et souper d’accueil du nouveau prof (on l’a su en arrivant au cours cet après-midi, belle planification !). D’ailleurs je dois y aller, c’est au sommet de la montagne !
dimanche 8 juin 2008
Deuxième épisode : la suite des îles
Ça fait formule de film vous ne trouvez pas ? Du genre : que va-t-il arriver à Barbara ?! Ah non, ça c’est plutôt soap américain… Bon bon je passe aux choses sérieuses, et quoi de plus sérieux que 4 jours de vacances passés sur la très belle île de Santorini, je vous le demande ! D’abord je me dois de détruire le fameux mythe des toits bleus : il n’y en a presque pas !!! Oui c’est ce qu’on voit sur toutes les cartes postales, sur les guides de voyage, etc., mais c’est une conspiration contre les touristes !! Bon j’exagère un peu parce qu’à Oia il y en a peut-être une dizaine (ce sont les toits des chapelles en fait) et que plusieurs sont disséminés sur le reste de l’île, mais bon, on les cherche, les toits bleus ! Il faut dire par contre que les maisons sont bel et bien blanchies à la chaux et que les portes et volets sont généralement bleu foncé, ce qui confère à l’île un très beau cachet.
Voilà pour le mythe, passons maintenant à la petite histoire. Pour ceux qui ne le savent pas, Santorini est une île entièrement volcanique, qui n’est constituée que de la lave et des débris de ses volcans. Deux cratères sont aujourd’hui éteints, mais deux sont simplement endormis, dont un qui est sous-marin, et qui dégage des gaz dans l’eau et la réchauffe, créant un petit bassin naturel appelé les « hot springs » (même pas si chaud que ça, mais bon !). La géographie de l’île a beaucoup changé au cours de l’histoire, et nul ne peut dire de quoi elle aura l’air dans cent ans. La fragilité de l’île lui vaut certainement beaucoup de sa renommée, avec bien sûr ses fameux toits bleus……
Et maintenant pour ce qui est de MA petite histoire : nous sommes arrivés à Santorini le 29 mai en soirée, et avons été assaillis par un paquet de messieurs qui nous proposaient tous les meilleurs prix, les meilleures localisations et les plus belles piscines d’hôtel : difficile de choisir. Nous avons fini par embarquer dans la mini van de celui qui avait le plus beau dépliant, sous l’influence de Myra, pour nous rendre dans la petite ville de Perissa. Finalement, les chambres étaient minables et nous avons affronté la tempête de sable, armés de nos lunettes de soleil et de tout ce que nous pouvions mettre devant nos jambes, pour nous rendre à l’Hotel Perissa, où Marika avait déjà séjourné et qui était franchement très bien (et qui finalement avait LA plus grosse piscine de Perissa !). Les amoureux (Sophie et Marco) ont pris une chambre, les trois mousquetaires (Marika, Marc et Myra) une deuxième et Anne-Marie et moi avons partagé la chambre-cuisinette qui a accueilli les troupes pour les repas des jours suivants.
En arrivant à l’hôtel, nous avons profité de LA plus grosse piscine de Perissa, dans laquelle nous avons rencontré des Américains fort sympathiques avec qui nous avons échangé un moment, mais le vent était fort et nous avons vite eu envie de sortir de l’eau, même si c’était LA plus… oui oui, vous savez :p Nous avons eu l’occasion de faire un peu de lavage, étant donné que nous passions enfin plusieurs jours au même endroit, et avons dû accrocher notre linge sur la corde avec des épingles à couche tellement il ventait fort ! Nous avons dormi avec la porte donnant sur le balcon ouverte, parce que le vent était trop bon.
Avant de poursuivre, je me dois de faire un petit saut en arrière pour vous raconter que le 3e matin en Crète, soit à Rethymno, Anne-Marie s’est levée avec la lèvre supérieure très enflée en son centre et que le fou rire nous a duré toute la journée… Par chance, c’était la journée des Gorges alors elle a pu se soustraire aux regards qui la dévisageaient. On a pensé que ça devait être une piqûre d’araignée ou d’insecte non-identifié, parce que l’enflure était vraiment spectaculaire, mais on ne sait toujours pas ce que c’était. Or, le premier matin de Santorini, juste comme j’ouvrais les yeux, Anne-Marie m’a dit : « Il faut que je te parle avant que tu me regardes ». Vous imaginez la suite ? Elle s’était fait piquer sur la paupière et, pour reprendre sa propre comparaison, elle avait l’air du bossu de Notre-Dame (heureusement sans la bosse). Elle s’était aussi fait piquer un peu partout sur le corps et avait le bras très très enflé, et ne pouvait plus plier sa main. Bref, ce n’était plus le moment de rire.
Après une petite visite au market juste à côté (Anne-Marie est restée à la chambre…), je suis retournée à l’hôtel pour jouir d’un moment de solitude (Anne-Marie dormait et les autres étaient partis sur la go) et adresser quelques cartes postales. En après-midi, Anne-Marie (derrière ses lunettes de soleil) et moi avons pris l’autobus pour aller nous balader dans les rues encore une fois affreusement touristiques de Fira, la capitale actuelle de Santorini. Là, nous avons croisé Marika et Marc qui s’y étaient rendus en scooter, puis Marco, Myra et Sophie qui, quant à eux, avaient loué des 4-4 pour sillonner l’île. À part faire le tour des restaurants en revirant de bord parce que tout était hors de prix et nous rabattre sur le mini-market, Myra, Anne-Marie et moi sommes descendues dans le vieux-port (quelques 500 marches où les ânes montent et descendent les touristes, sous l’œil et les cris de leur guide). Qui dit âne dit également merde d’âne, et la descente fut assez… aromatisée disons. Une fois en bas, nous nous sommes baladées quelques minutes, sans pouvoir nous mettre les pieds à l’eau parce le quai était trop haut, en nous rendant à l’évidence que non, ce n’était pas le port où Lena rencontrait Kostas dans 4 filles et un jean L Nous avons pris le téléphérique pour remonter, ne vous posez pas trop de questions !
De retour à l’hôtel, nous nous sommes préparé notre plat traditionnel gorgonien : spaghetti sauce tomates et basilic avec oignons, poivrons, tomates et saucisses italiennes, le tout préparé sur 2 petits ronds de rien du tout… Nous avons soupé vers 11h !
Dans la journée, j’avais acheté du chasse-moustiques à Anne-Marie, alors elle s’en est donné à cœur joie avec le off et on s’est résolues à garder les portes et fenêtres fermées malgré le toujours aussi bon vent. Mauvaise surprise, le lendemain matin : les moustiques s’étaient tous rabattus sur moi ! Mes bras, mes mains et mon visage étaient parsemés de piqûres, on aurait dit que j’avais une constellation dans le front ! Mais bon, je me suis mordu les lèvres en pensant à ce qu’avait enduré ma colocataire (qui cette fois au moins n’avait pas été piquée), et au moins mes piqûres n’avaient pas enflé.
Cette deuxième journée était consacrée au merveilleux One day trip de Santorini : visite des volcans, baignade dans les Hot Springs, dîner à Thirassia et coucher de soleil à Oia. Ce fut une très belle journée ! Notre bateau était en bois et avait deux grands mats ; il était franchement pittoresque vis-à-vis des gros machins en acier que nous avons l’habitude de prendre !
D’abord, les volcans ne m’ont pas tellement impressionnée (le pit de sable à côté de chez moi est bien plus imposant que ces trois vallons minables !) mais bon, de s’imaginer que c’était cet emplacement qui avait donné naissance à toute l’île restait assez captivant.
Comme je l’ai dit plus tôt, les « Hot Springs » étaient plutôt des « springs tièdes », mais c’était quand même un moyen trip de sauter du bateau et de sentir la variation de température à mesure qu’on approchait du bassin (le bateau ne pouvait pas trop s’approcher vu la faible profondeur). Nous sommes ensuite arrêtés à Thirassia, partie de Santorini isolée depuis la dernière éruption du volcan (une partie de l’île s’est effondrée dans l’océan). De là, nous avions une très belle vue sur la Caldera (là où la mer a pris la place de l’île) et je suis sûre que c’est là qu’a été tourné 4 filles et un jean ! :p
Nous n’avions pas beaucoup de temps pour monter jusqu’à la ville (vous aurez peut-être compris qu’entre le niveau de la mer et le niveau de l’île il y a une bonne différence d’altitude…) alors nous avons décidé de nous payer une montée en ânes ! J’ai tellement ri !!! Nos ânes n’arrêtaient pas de se dépasser et ça brassait pas mal, on aurait dit un manège ! Une fois en haut, je suis partie de mon côté dans les petites rues blanches et bleues, et j’ai vraiment beaucoup aimé ce petit village, très très typique et peu fréquenté (j’ai définitivement du mal avec les foules…).
Nous avons repris le bateau, après que j’aie dégusté un délicieux baklava sur le pouce, en direction du port d’Oia (ou Ia en grec). Il faisait vraiment très chaud quand le bateau nous a déposés au quai (nous repartions en minibus) et nous avons attendu qu’il reparte pour nous jeter à l’eau à même le port ! On s’est amusés comme des enfants ! Nous sommes ensuite grimpés jusqu’à la ville (pas question de reprendre les ânes encore une fois, même si ce n’était pas l’envie qui manquait…), puis nous nous sommes baladés dans les petites rues d’Oia, moins commerciales qu’à Fira et à mon avis bien plus jolies (plus de toits bleus aussi !). Plutôt que de nous payer un resto à 50 € et plus, nous nous sommes rabattus sur un simple gyros et un sorbet, puis nous avons regardé le célèbre coucher de soleil de Santorini. Malgré mes écouteurs sur mes oreilles, je n’ai pu faire abstraction des 700 personnes avec qui je regardais le soleil descendre, et quand les gens se sont mis à applaudir quand il a disparu, j’ai pouffé de rire ! Font-ils ça à chaque soir !? N’ignorent-ils pas que le soleil se couche pour quelqu’un à chaque minute, qu’il n’en finit plus de se coucher !? Bref, j’ai vu le coucher de soleil de Ia, et c’est vrai que le soleil était énorme et orange, mais bon, j’en ai vus d’autres.
Le lendemain fut une journée très relax : nous sommes restés à l’hôtel pour profiter de LA piscine, et j’ai pu terminer mon fichu lavage à la main. Je m’étais enfin mise à la lecture de Va au bout de tes rêves d’Antoine Filissiadis, et j’ai passé une partie de la journée le nez dedans, tantôt étendue sur une chaise longue, tantôt les pieds dans l’eau, tantôt dans l’eau jusqu’au cou, accotée sur le bord de la piscine… il faisait chaud, comme tous les jours finalement.
Ce soir là j’ai moi aussi mis du chasse-moustiques à profusion, ce qui a eu pour résultat que toutes les deux, Anne-Marie et moi, avons été piquées dans la nuit. Génial.
Voilà comment s’achève ce deuxième épisode ! Je vous reviens bientôt avec Mykonos ! Et en passant, ça me fait toujours plaisir de recevoir vos commentaires sur mon blog !
Voilà pour le mythe, passons maintenant à la petite histoire. Pour ceux qui ne le savent pas, Santorini est une île entièrement volcanique, qui n’est constituée que de la lave et des débris de ses volcans. Deux cratères sont aujourd’hui éteints, mais deux sont simplement endormis, dont un qui est sous-marin, et qui dégage des gaz dans l’eau et la réchauffe, créant un petit bassin naturel appelé les « hot springs » (même pas si chaud que ça, mais bon !). La géographie de l’île a beaucoup changé au cours de l’histoire, et nul ne peut dire de quoi elle aura l’air dans cent ans. La fragilité de l’île lui vaut certainement beaucoup de sa renommée, avec bien sûr ses fameux toits bleus……
Et maintenant pour ce qui est de MA petite histoire : nous sommes arrivés à Santorini le 29 mai en soirée, et avons été assaillis par un paquet de messieurs qui nous proposaient tous les meilleurs prix, les meilleures localisations et les plus belles piscines d’hôtel : difficile de choisir. Nous avons fini par embarquer dans la mini van de celui qui avait le plus beau dépliant, sous l’influence de Myra, pour nous rendre dans la petite ville de Perissa. Finalement, les chambres étaient minables et nous avons affronté la tempête de sable, armés de nos lunettes de soleil et de tout ce que nous pouvions mettre devant nos jambes, pour nous rendre à l’Hotel Perissa, où Marika avait déjà séjourné et qui était franchement très bien (et qui finalement avait LA plus grosse piscine de Perissa !). Les amoureux (Sophie et Marco) ont pris une chambre, les trois mousquetaires (Marika, Marc et Myra) une deuxième et Anne-Marie et moi avons partagé la chambre-cuisinette qui a accueilli les troupes pour les repas des jours suivants.
En arrivant à l’hôtel, nous avons profité de LA plus grosse piscine de Perissa, dans laquelle nous avons rencontré des Américains fort sympathiques avec qui nous avons échangé un moment, mais le vent était fort et nous avons vite eu envie de sortir de l’eau, même si c’était LA plus… oui oui, vous savez :p Nous avons eu l’occasion de faire un peu de lavage, étant donné que nous passions enfin plusieurs jours au même endroit, et avons dû accrocher notre linge sur la corde avec des épingles à couche tellement il ventait fort ! Nous avons dormi avec la porte donnant sur le balcon ouverte, parce que le vent était trop bon.
Avant de poursuivre, je me dois de faire un petit saut en arrière pour vous raconter que le 3e matin en Crète, soit à Rethymno, Anne-Marie s’est levée avec la lèvre supérieure très enflée en son centre et que le fou rire nous a duré toute la journée… Par chance, c’était la journée des Gorges alors elle a pu se soustraire aux regards qui la dévisageaient. On a pensé que ça devait être une piqûre d’araignée ou d’insecte non-identifié, parce que l’enflure était vraiment spectaculaire, mais on ne sait toujours pas ce que c’était. Or, le premier matin de Santorini, juste comme j’ouvrais les yeux, Anne-Marie m’a dit : « Il faut que je te parle avant que tu me regardes ». Vous imaginez la suite ? Elle s’était fait piquer sur la paupière et, pour reprendre sa propre comparaison, elle avait l’air du bossu de Notre-Dame (heureusement sans la bosse). Elle s’était aussi fait piquer un peu partout sur le corps et avait le bras très très enflé, et ne pouvait plus plier sa main. Bref, ce n’était plus le moment de rire.
Après une petite visite au market juste à côté (Anne-Marie est restée à la chambre…), je suis retournée à l’hôtel pour jouir d’un moment de solitude (Anne-Marie dormait et les autres étaient partis sur la go) et adresser quelques cartes postales. En après-midi, Anne-Marie (derrière ses lunettes de soleil) et moi avons pris l’autobus pour aller nous balader dans les rues encore une fois affreusement touristiques de Fira, la capitale actuelle de Santorini. Là, nous avons croisé Marika et Marc qui s’y étaient rendus en scooter, puis Marco, Myra et Sophie qui, quant à eux, avaient loué des 4-4 pour sillonner l’île. À part faire le tour des restaurants en revirant de bord parce que tout était hors de prix et nous rabattre sur le mini-market, Myra, Anne-Marie et moi sommes descendues dans le vieux-port (quelques 500 marches où les ânes montent et descendent les touristes, sous l’œil et les cris de leur guide). Qui dit âne dit également merde d’âne, et la descente fut assez… aromatisée disons. Une fois en bas, nous nous sommes baladées quelques minutes, sans pouvoir nous mettre les pieds à l’eau parce le quai était trop haut, en nous rendant à l’évidence que non, ce n’était pas le port où Lena rencontrait Kostas dans 4 filles et un jean L Nous avons pris le téléphérique pour remonter, ne vous posez pas trop de questions !
De retour à l’hôtel, nous nous sommes préparé notre plat traditionnel gorgonien : spaghetti sauce tomates et basilic avec oignons, poivrons, tomates et saucisses italiennes, le tout préparé sur 2 petits ronds de rien du tout… Nous avons soupé vers 11h !
Dans la journée, j’avais acheté du chasse-moustiques à Anne-Marie, alors elle s’en est donné à cœur joie avec le off et on s’est résolues à garder les portes et fenêtres fermées malgré le toujours aussi bon vent. Mauvaise surprise, le lendemain matin : les moustiques s’étaient tous rabattus sur moi ! Mes bras, mes mains et mon visage étaient parsemés de piqûres, on aurait dit que j’avais une constellation dans le front ! Mais bon, je me suis mordu les lèvres en pensant à ce qu’avait enduré ma colocataire (qui cette fois au moins n’avait pas été piquée), et au moins mes piqûres n’avaient pas enflé.
Cette deuxième journée était consacrée au merveilleux One day trip de Santorini : visite des volcans, baignade dans les Hot Springs, dîner à Thirassia et coucher de soleil à Oia. Ce fut une très belle journée ! Notre bateau était en bois et avait deux grands mats ; il était franchement pittoresque vis-à-vis des gros machins en acier que nous avons l’habitude de prendre !
D’abord, les volcans ne m’ont pas tellement impressionnée (le pit de sable à côté de chez moi est bien plus imposant que ces trois vallons minables !) mais bon, de s’imaginer que c’était cet emplacement qui avait donné naissance à toute l’île restait assez captivant.
Comme je l’ai dit plus tôt, les « Hot Springs » étaient plutôt des « springs tièdes », mais c’était quand même un moyen trip de sauter du bateau et de sentir la variation de température à mesure qu’on approchait du bassin (le bateau ne pouvait pas trop s’approcher vu la faible profondeur). Nous sommes ensuite arrêtés à Thirassia, partie de Santorini isolée depuis la dernière éruption du volcan (une partie de l’île s’est effondrée dans l’océan). De là, nous avions une très belle vue sur la Caldera (là où la mer a pris la place de l’île) et je suis sûre que c’est là qu’a été tourné 4 filles et un jean ! :p
Nous n’avions pas beaucoup de temps pour monter jusqu’à la ville (vous aurez peut-être compris qu’entre le niveau de la mer et le niveau de l’île il y a une bonne différence d’altitude…) alors nous avons décidé de nous payer une montée en ânes ! J’ai tellement ri !!! Nos ânes n’arrêtaient pas de se dépasser et ça brassait pas mal, on aurait dit un manège ! Une fois en haut, je suis partie de mon côté dans les petites rues blanches et bleues, et j’ai vraiment beaucoup aimé ce petit village, très très typique et peu fréquenté (j’ai définitivement du mal avec les foules…).
Nous avons repris le bateau, après que j’aie dégusté un délicieux baklava sur le pouce, en direction du port d’Oia (ou Ia en grec). Il faisait vraiment très chaud quand le bateau nous a déposés au quai (nous repartions en minibus) et nous avons attendu qu’il reparte pour nous jeter à l’eau à même le port ! On s’est amusés comme des enfants ! Nous sommes ensuite grimpés jusqu’à la ville (pas question de reprendre les ânes encore une fois, même si ce n’était pas l’envie qui manquait…), puis nous nous sommes baladés dans les petites rues d’Oia, moins commerciales qu’à Fira et à mon avis bien plus jolies (plus de toits bleus aussi !). Plutôt que de nous payer un resto à 50 € et plus, nous nous sommes rabattus sur un simple gyros et un sorbet, puis nous avons regardé le célèbre coucher de soleil de Santorini. Malgré mes écouteurs sur mes oreilles, je n’ai pu faire abstraction des 700 personnes avec qui je regardais le soleil descendre, et quand les gens se sont mis à applaudir quand il a disparu, j’ai pouffé de rire ! Font-ils ça à chaque soir !? N’ignorent-ils pas que le soleil se couche pour quelqu’un à chaque minute, qu’il n’en finit plus de se coucher !? Bref, j’ai vu le coucher de soleil de Ia, et c’est vrai que le soleil était énorme et orange, mais bon, j’en ai vus d’autres.
Le lendemain fut une journée très relax : nous sommes restés à l’hôtel pour profiter de LA piscine, et j’ai pu terminer mon fichu lavage à la main. Je m’étais enfin mise à la lecture de Va au bout de tes rêves d’Antoine Filissiadis, et j’ai passé une partie de la journée le nez dedans, tantôt étendue sur une chaise longue, tantôt les pieds dans l’eau, tantôt dans l’eau jusqu’au cou, accotée sur le bord de la piscine… il faisait chaud, comme tous les jours finalement.
Ce soir là j’ai moi aussi mis du chasse-moustiques à profusion, ce qui a eu pour résultat que toutes les deux, Anne-Marie et moi, avons été piquées dans la nuit. Génial.
Voilà comment s’achève ce deuxième épisode ! Je vous reviens bientôt avec Mykonos ! Et en passant, ça me fait toujours plaisir de recevoir vos commentaires sur mon blog !
samedi 7 juin 2008
De retour à Molyvos!
Yassas!
Comme je m'en doutais, je n'ai eu que très peu de temps pour écrire pendant les deux dernières semaines, et je vous écris en direct de Molyvos, après une nuit en mer, une bonne ride de métro et une autre très longue en autobus... Mais voilà! Je suis enfin de retour à la "maison" gorgonienne, avec 3 amis en moins. J'ai donc deux semaines de récit à rattraper, et je pense procéder par épisodes, à commencer par la Crète, question de ne pas trop essoufler mes lecteurs!
Donc la Crète. J'avais en fait écrit un long passage à Réthymno, mais Blogger faisait défaut alors je commence par vous copier le tout, qui date du 27 mai:
Je vous écris ce soir de Rethymno, toujours en Crête, après une journée déprimante passée à terminer mon fameux travail pendant que mes compagnons voyaient plein de trucs fabuleux... mais bon ça y est, c'est fini!! je suis délivrée.
Finalement dimanche soir on s'est retrouvés, Marco, Marc et moi, dans un petit bar de danse latine dont la propriétaire était Mexicaine (mes cours d'espagnol m'auront au moins un peu servi :p). J'ai encore une fois dansé toute la soiree, avec entre autres un Grec charmant! et j ai appris un paquet de danses latines au fond pas si compliquées (vous saviez qu il y a des danses latines en ligne??)
Hier matin nous avons pris l'autobus pour aller visiter le site antique de Knossos (que Marco appelle encore et toujours Nogsos malgre 2 jours passés à le reprendre...) Il s'agissait à l'origine de toute une cité entourant le palais du roi Minos, je vous épargne les détails, mais c'était impressionnant de voir comment c'était vaste.
Le soleil tape vraiment fort en Crête! On réalise qu'on est plus au sud; à 9h00 ce matin il faisait déjà 27!! et la piscine de Gorgona est pas mal loin...
Hier soir on est allés prendre un verre dans une rue très animée; il y avait des dizaines de cafés alignés, avec des divans dehors (et tellement de beaux Grecs!!!) L'ambiance était vraiment agréable, et l'air était bon! Avec nos drinks, on nous a servi des chips, des noix et une assiette de fruits (!!)
Il faut dire tout de même que la nuit a été courte, parce qu'on se levait tôt pour prendre l'autobus vers Rethymno. Je somnolais dans l'autobus, mais je luttais pour rester éveillée parce que les paysages étaient... wow!!! des montagnes encore plus hautes qu'à Lesbos, avec plein plein de gros lauriers fleuris!
L'auberge de jeunesse est un peu plus rudimentaire que celles qu'on a connues jusqu'à présent(pas de lavabo dans la chambre, ni de prise de courant) et il n y a pas d'échelles pour les lits superposés, alors on fait les singes et c'est assez drôle.
J'ai entrepris de raccomoder mon sac bandouliere qui tient avec une grosse épingle à couche depuis une semaine parce que je le surcharge (l'autre côté menaçait de lâcher aussi) alors dès que j'ai un moment, je sors mon fil et mon aiguille et je poursuis mon travail; je me trouve très comique.
Demain matin nous partons tôt pour Hania, où nous allons déposer nos valises (si on réussit à retrouver l'adresse de l'hôtel...), puis on reprend l'autobus vers les Gorges Samaria, qui ma foi ont l'air assez impressionnantes. Ce sera une grosse journee de randonnée, et j'imagine qu'il fera encore très chaud...
Je suis enfin en vacances!! et j ai le coeur qui chante! la musique du café internet est vraiment bonne, et je me sens heureuse :) anything you want... you got it
Je poursuis donc avec les Gorges de Samaria (j'espère que ce n'est pas trop compliqué à suivre), qui effectivement étaient assez impressionnantes, mais nous ne sommes pas descendus jusqu'en bas des falaises, faute de temps, et nous sommes contentés de descendre 3 kilomètres... et de les remonter. Sophie et moi sommes un peu moins descendues que les autres, question de mieux apprécier les paysages, et nous avons aperçu la célèbre et très menacée chèvre kri-kri!! Tous nos guides nous avertissaient qu'il y avait bien peu de chances que nous la voyions parce qu'elle est très farouche et pourtant! haha j'en suis très fière, vous l'aurez deviné!
La route qui menait au Gorges était tout aussi impressionnante que les gorges elles-mêmes, et j'ai réussi à rester éveillée (surprenant) pour les apprécier. Encore des montagnes et des vallées, mais si majestueuses que je ne m'en lasse pas.
Nous avions loué 2 chambres au coeur de Hania, une des plus grosses villes de Crète, mais n'avons vu la ville que quelques heures en fait, parce que dès le lendemain nous reprenions l'autobus pour Heraclion puis le bateau pour Santorini. J'ai quand même eu un peu de temps pour me promener en solitaire dans le très joli (et affreusement touristique) petit port et voir une exposition de peinture dans une ancienne mosquée.
Voilà pour la Crète! Je regrette un peu de n'avoir pas pu passer plus de temps dans chaque ville, et j'ai eu la vague impression de courir le marathon (inventé par les Grecs néanmoins) pendant ces quelques jours. Il faut dire aussi qu'à part un souper et une visite au café Internet, je n'ai pratiquement rien vu de Rethymno, et ça je ne peux le reprocher qu'à moi-même...
Je vous réécris sous peu le reste de mes péripéties! Sachez que je suis très heureuse d'avoir regagné mon petit chez moi, et disons que ma piscine gorgnienne m'appelle!
Comme je m'en doutais, je n'ai eu que très peu de temps pour écrire pendant les deux dernières semaines, et je vous écris en direct de Molyvos, après une nuit en mer, une bonne ride de métro et une autre très longue en autobus... Mais voilà! Je suis enfin de retour à la "maison" gorgonienne, avec 3 amis en moins. J'ai donc deux semaines de récit à rattraper, et je pense procéder par épisodes, à commencer par la Crète, question de ne pas trop essoufler mes lecteurs!
Donc la Crète. J'avais en fait écrit un long passage à Réthymno, mais Blogger faisait défaut alors je commence par vous copier le tout, qui date du 27 mai:
Je vous écris ce soir de Rethymno, toujours en Crête, après une journée déprimante passée à terminer mon fameux travail pendant que mes compagnons voyaient plein de trucs fabuleux... mais bon ça y est, c'est fini!! je suis délivrée.
Finalement dimanche soir on s'est retrouvés, Marco, Marc et moi, dans un petit bar de danse latine dont la propriétaire était Mexicaine (mes cours d'espagnol m'auront au moins un peu servi :p). J'ai encore une fois dansé toute la soiree, avec entre autres un Grec charmant! et j ai appris un paquet de danses latines au fond pas si compliquées (vous saviez qu il y a des danses latines en ligne??)
Hier matin nous avons pris l'autobus pour aller visiter le site antique de Knossos (que Marco appelle encore et toujours Nogsos malgre 2 jours passés à le reprendre...) Il s'agissait à l'origine de toute une cité entourant le palais du roi Minos, je vous épargne les détails, mais c'était impressionnant de voir comment c'était vaste.
Le soleil tape vraiment fort en Crête! On réalise qu'on est plus au sud; à 9h00 ce matin il faisait déjà 27!! et la piscine de Gorgona est pas mal loin...
Hier soir on est allés prendre un verre dans une rue très animée; il y avait des dizaines de cafés alignés, avec des divans dehors (et tellement de beaux Grecs!!!) L'ambiance était vraiment agréable, et l'air était bon! Avec nos drinks, on nous a servi des chips, des noix et une assiette de fruits (!!)
Il faut dire tout de même que la nuit a été courte, parce qu'on se levait tôt pour prendre l'autobus vers Rethymno. Je somnolais dans l'autobus, mais je luttais pour rester éveillée parce que les paysages étaient... wow!!! des montagnes encore plus hautes qu'à Lesbos, avec plein plein de gros lauriers fleuris!
L'auberge de jeunesse est un peu plus rudimentaire que celles qu'on a connues jusqu'à présent(pas de lavabo dans la chambre, ni de prise de courant) et il n y a pas d'échelles pour les lits superposés, alors on fait les singes et c'est assez drôle.
J'ai entrepris de raccomoder mon sac bandouliere qui tient avec une grosse épingle à couche depuis une semaine parce que je le surcharge (l'autre côté menaçait de lâcher aussi) alors dès que j'ai un moment, je sors mon fil et mon aiguille et je poursuis mon travail; je me trouve très comique.
Demain matin nous partons tôt pour Hania, où nous allons déposer nos valises (si on réussit à retrouver l'adresse de l'hôtel...), puis on reprend l'autobus vers les Gorges Samaria, qui ma foi ont l'air assez impressionnantes. Ce sera une grosse journee de randonnée, et j'imagine qu'il fera encore très chaud...
Je suis enfin en vacances!! et j ai le coeur qui chante! la musique du café internet est vraiment bonne, et je me sens heureuse :) anything you want... you got it
Je poursuis donc avec les Gorges de Samaria (j'espère que ce n'est pas trop compliqué à suivre), qui effectivement étaient assez impressionnantes, mais nous ne sommes pas descendus jusqu'en bas des falaises, faute de temps, et nous sommes contentés de descendre 3 kilomètres... et de les remonter. Sophie et moi sommes un peu moins descendues que les autres, question de mieux apprécier les paysages, et nous avons aperçu la célèbre et très menacée chèvre kri-kri!! Tous nos guides nous avertissaient qu'il y avait bien peu de chances que nous la voyions parce qu'elle est très farouche et pourtant! haha j'en suis très fière, vous l'aurez deviné!
La route qui menait au Gorges était tout aussi impressionnante que les gorges elles-mêmes, et j'ai réussi à rester éveillée (surprenant) pour les apprécier. Encore des montagnes et des vallées, mais si majestueuses que je ne m'en lasse pas.
Nous avions loué 2 chambres au coeur de Hania, une des plus grosses villes de Crète, mais n'avons vu la ville que quelques heures en fait, parce que dès le lendemain nous reprenions l'autobus pour Heraclion puis le bateau pour Santorini. J'ai quand même eu un peu de temps pour me promener en solitaire dans le très joli (et affreusement touristique) petit port et voir une exposition de peinture dans une ancienne mosquée.
Voilà pour la Crète! Je regrette un peu de n'avoir pas pu passer plus de temps dans chaque ville, et j'ai eu la vague impression de courir le marathon (inventé par les Grecs néanmoins) pendant ces quelques jours. Il faut dire aussi qu'à part un souper et une visite au café Internet, je n'ai pratiquement rien vu de Rethymno, et ça je ne peux le reprocher qu'à moi-même...
Je vous réécris sous peu le reste de mes péripéties! Sachez que je suis très heureuse d'avoir regagné mon petit chez moi, et disons que ma piscine gorgnienne m'appelle!
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