Kalispera!
je n ecris pas longtemps et sans accents parce que je suis sur un clavier grec... Disons d abord que le voyage a ete tres long mais qu il a quand meme passe vite... on est partis samedi matin a 5h et on est arrives ce matin (dimanche) en Crete, vers 6h Am... On a donc vu plusieurs levers et couchers de soleil sur la mer, et on a dormi sur le pont!... on a tout de meme ete tres chanceux pour trouver une auberge de jeunesse pas cher, tres bien situee et contenant pile 7 lits! On a fait une sieste ce matin en arrivant et une autre en apres-midi!! Heraclion n est certes pas la ville la plus pittoresque du monde, mais on a visite le fort et le musee archeologique et on a des beaux plans pour les jours a venir. Ce soir on a l intention de voir un peu de quoi a l air Heraclion by night... je reecris sous peu! anndio!
dimanche 25 mai 2008
vendredi 23 mai 2008
en décalage
Lundi
Je vous reviens de ce qu’on pourrait qualifier d’une longue fin de semaine de trois jours, étant donné qu’aujourd’hui était encore une fois consacré à une excursion. Le week-end m’a fait le plus grand bien, essentiellement parce que j’en ai passé une grande partie en solitaire, ce dont j’avais royalement besoin, question de faire le point sur certaines choses, de m’entendre penser, de réaliser… et aussi d’avancer un travail, il faut bien l’avouer.
Samedi, en fin de journée, je suis allée me balader dans Molyvos avec Sophie, et nous nous sommes aventurées dans des petites rues qui nous étaient encore inconnues, question de faire le plein de photos pour le cours. On s’est entre autres retrouvées dans un petit sentier menant au Castro (forteresse surplombant la ville), où je me suis accrochée sur une plante « pic pic » en voulant photographier … une poule haha. Je pense que j’ai fait une petite réaction vis-à-vis de la plante en question, parce que ça m’a brûlé pendant plusieurs minutes, puis c’était engourdi, puis ça s’est mis à enfler :S Heureusement tout est rentré dans l’ordre, mais je suis maintenant plus méfiante à l’égard des jolis petits sentiers. N’empêche que nous avons quand même poussé jusqu’au Castro, où nous sommes entrées incognito (le site était fermé après 18h). Nous avons pris quelques photos puis sommes redescendues vers le port. Je sais que je suis fatigante avec ma lumière, mais elle n’en était pas moins sublime par cette belle fin de journée. Dans le port, sept marins s’affairaient à ramasser leur filet. Sophie et moi sommes grimpées dans les roches près du quai pour avoir le meilleur angle possible (on voyait la montagne de Molyvos derrière eux), puis nous les avons observés pendant un long moment. J’ai évidemment pris plusieurs photos de la scène, mais l’appareil de Sophie avait manqué de piles pendant notre balade et elle fut condamnée à observer les marins sans pouvoir capter le moment. Ils tiraient tous les sept sur le filet, le repliant sur lui-même sur le quai, en criant « Opa ! » quand ça allait trop vite, et rejetant quelques petits poissons égarés à la mer. J’ai franchement apprécié le spectacle.
Dimanche, les 7 Gorgoniens sauf moi-même sont allés à la plage de Petra (ville voisine de Molyvos), mais, pour les raisons évoquées plus tôt, j’ai préféré rester à l’hôtel. Je m’étais réveillée trop tard pour aller déjeuner avec tout le monde, mais Marco a cogné à ma porte un peu plus tard avec un café et mon déjeuner ! Quel beau réveil ! J’ai écris beaucoup, j’ai dîné au bord de la piscine en observant une famille grecque, j’ai marché jusqu’au village, puis je suis revenue nager à l’hôtel. J’étais toute seule dans la grande piscine et l’eau était tellement bonne ! Et quand les autres sont revenus, j’étais plus en mesure d’apprécier leur présence, parce que j’avais enfin fait le plein de « vide ».
Vendredi
Je sais, je néglige le blog, et ça n’ira pas en s’améliorant parce que je prends le bateau demain matin pour la Crête, et à partir de là je ne sais pas si j’aurai le temps pour écrire ni l’accès pour le faire. J’ai eu en fait une grosse semaine, puisqu’on terminait le cours de photo et qu’on avait l’exposition hier soir. Ce fut un beau succès ! Nous avons eu à peu près une centaine de visiteurs, et les gens étaient aussi enthousiastes devant le résultat que devant le projet. Les jours précédents avaient donc été consacrés au choix des photos, à leur traitement, leur impression et leur installation. Si vous voulez voir mes deux photos exposées, elles sont sur flickr (http://www.flickr.com/photos/25710677@N07/ ), c’est porte fleurie et incursion. On risque de reproduire l’expo à l’Uqàm, alors certains d’entre vous auront peut-être l’occasion d’aller la voir.
Après l’exposition, nous avons mangé tous ensemble dans la salle d’expo, puis Achilleas (notre guide de voyage et ami des profs) nous a montré quelques pas de danse grecque. Autant certaines danses sont d’une simplicité presque ridicule, autant certaines demandent beaucoup de concentration pour de jeunes blancs becs québécois ! Après avoir festoyé à souhait au milieu de nos œuvres, nous sommes presque tous sortis à l’Opus, dont je vous avais déjà parlé. J’ai vraiment adoré l’ambiance, c’est tellement différent de notre culture !! Ici ce sont les hommes qui mènent le bal, et ce sont souvent ceux qu’on soupçonne le moins de savoir danser qui se lèvent. Les autres hommes se mettent un genou à terre et tapent dans leurs mains en regardant l’homme danser, et la coutume veut qu’on offre un shooter aux danseurs. Parfois aussi c’est un couple qui danse, mais les deux partenaires ne se touchent pas, ou à peine. Et enfin, certaines danses accueillent 10-12 personnes qui se tiennent par les mains ou les épaules, et on danse en rond en faisant des pas assez simples, souvent en accélérant. C’était gé-nial ! J’ai dansé beaucoup, et moi et quelques filles pensons prendre des cours de danse avec Achilleas à notre retour sur l’île !
Nous venons de terminer le cours de photo (3 crédits de compilés !) et même si c’était moins forçant qu’un cours théorique dans un amphithéâtre, c’était quand même demandant de penser photo tout le temps. Nous avons un souper ce soir dans un restaurant supposément très hot pour clore la première partie de l’École d’été. C’est fou comme on a plein d’occasions pour sortir nos belles robes ! Ce sera aussi le moment des adieux entre quelques-uns d’entre nous et notre chère île. Je suis bien contente de vivre avec l’idée que je reviens dans 2 semaines. C’est quand même inusité d’être en voyage et de repartir en voyage, comme un second élan… Je l’ai fait l’an passé, mais c’est toujours aussi particulier.
Demain, donc, nous partons les huit Gorgoniens ensemble pour prendre le speed boat en direction d’Athènes, où nous prendrons un autre bateau pour la Crête. Nos dates ne sont pas toutes fixées, mais ce sera ensuite Santorini, puis Mykonos. On parle aussi d’aller à Delphes dans les dernières journées, mais le groupe risque d’être divisé à ce moment-là.
Je ne sais pas quand j’aurai l’occasion de réécrire, mais dites-vous que je vis probablement les plus intenses moments de mon voyage. Je capture tout puis je vous raconte, promis !
Je vous reviens de ce qu’on pourrait qualifier d’une longue fin de semaine de trois jours, étant donné qu’aujourd’hui était encore une fois consacré à une excursion. Le week-end m’a fait le plus grand bien, essentiellement parce que j’en ai passé une grande partie en solitaire, ce dont j’avais royalement besoin, question de faire le point sur certaines choses, de m’entendre penser, de réaliser… et aussi d’avancer un travail, il faut bien l’avouer.
Samedi, en fin de journée, je suis allée me balader dans Molyvos avec Sophie, et nous nous sommes aventurées dans des petites rues qui nous étaient encore inconnues, question de faire le plein de photos pour le cours. On s’est entre autres retrouvées dans un petit sentier menant au Castro (forteresse surplombant la ville), où je me suis accrochée sur une plante « pic pic » en voulant photographier … une poule haha. Je pense que j’ai fait une petite réaction vis-à-vis de la plante en question, parce que ça m’a brûlé pendant plusieurs minutes, puis c’était engourdi, puis ça s’est mis à enfler :S Heureusement tout est rentré dans l’ordre, mais je suis maintenant plus méfiante à l’égard des jolis petits sentiers. N’empêche que nous avons quand même poussé jusqu’au Castro, où nous sommes entrées incognito (le site était fermé après 18h). Nous avons pris quelques photos puis sommes redescendues vers le port. Je sais que je suis fatigante avec ma lumière, mais elle n’en était pas moins sublime par cette belle fin de journée. Dans le port, sept marins s’affairaient à ramasser leur filet. Sophie et moi sommes grimpées dans les roches près du quai pour avoir le meilleur angle possible (on voyait la montagne de Molyvos derrière eux), puis nous les avons observés pendant un long moment. J’ai évidemment pris plusieurs photos de la scène, mais l’appareil de Sophie avait manqué de piles pendant notre balade et elle fut condamnée à observer les marins sans pouvoir capter le moment. Ils tiraient tous les sept sur le filet, le repliant sur lui-même sur le quai, en criant « Opa ! » quand ça allait trop vite, et rejetant quelques petits poissons égarés à la mer. J’ai franchement apprécié le spectacle.
Dimanche, les 7 Gorgoniens sauf moi-même sont allés à la plage de Petra (ville voisine de Molyvos), mais, pour les raisons évoquées plus tôt, j’ai préféré rester à l’hôtel. Je m’étais réveillée trop tard pour aller déjeuner avec tout le monde, mais Marco a cogné à ma porte un peu plus tard avec un café et mon déjeuner ! Quel beau réveil ! J’ai écris beaucoup, j’ai dîné au bord de la piscine en observant une famille grecque, j’ai marché jusqu’au village, puis je suis revenue nager à l’hôtel. J’étais toute seule dans la grande piscine et l’eau était tellement bonne ! Et quand les autres sont revenus, j’étais plus en mesure d’apprécier leur présence, parce que j’avais enfin fait le plein de « vide ».
Vendredi
Je sais, je néglige le blog, et ça n’ira pas en s’améliorant parce que je prends le bateau demain matin pour la Crête, et à partir de là je ne sais pas si j’aurai le temps pour écrire ni l’accès pour le faire. J’ai eu en fait une grosse semaine, puisqu’on terminait le cours de photo et qu’on avait l’exposition hier soir. Ce fut un beau succès ! Nous avons eu à peu près une centaine de visiteurs, et les gens étaient aussi enthousiastes devant le résultat que devant le projet. Les jours précédents avaient donc été consacrés au choix des photos, à leur traitement, leur impression et leur installation. Si vous voulez voir mes deux photos exposées, elles sont sur flickr (http://www.flickr.com/photos/25710677@N07/ ), c’est porte fleurie et incursion. On risque de reproduire l’expo à l’Uqàm, alors certains d’entre vous auront peut-être l’occasion d’aller la voir.
Après l’exposition, nous avons mangé tous ensemble dans la salle d’expo, puis Achilleas (notre guide de voyage et ami des profs) nous a montré quelques pas de danse grecque. Autant certaines danses sont d’une simplicité presque ridicule, autant certaines demandent beaucoup de concentration pour de jeunes blancs becs québécois ! Après avoir festoyé à souhait au milieu de nos œuvres, nous sommes presque tous sortis à l’Opus, dont je vous avais déjà parlé. J’ai vraiment adoré l’ambiance, c’est tellement différent de notre culture !! Ici ce sont les hommes qui mènent le bal, et ce sont souvent ceux qu’on soupçonne le moins de savoir danser qui se lèvent. Les autres hommes se mettent un genou à terre et tapent dans leurs mains en regardant l’homme danser, et la coutume veut qu’on offre un shooter aux danseurs. Parfois aussi c’est un couple qui danse, mais les deux partenaires ne se touchent pas, ou à peine. Et enfin, certaines danses accueillent 10-12 personnes qui se tiennent par les mains ou les épaules, et on danse en rond en faisant des pas assez simples, souvent en accélérant. C’était gé-nial ! J’ai dansé beaucoup, et moi et quelques filles pensons prendre des cours de danse avec Achilleas à notre retour sur l’île !
Nous venons de terminer le cours de photo (3 crédits de compilés !) et même si c’était moins forçant qu’un cours théorique dans un amphithéâtre, c’était quand même demandant de penser photo tout le temps. Nous avons un souper ce soir dans un restaurant supposément très hot pour clore la première partie de l’École d’été. C’est fou comme on a plein d’occasions pour sortir nos belles robes ! Ce sera aussi le moment des adieux entre quelques-uns d’entre nous et notre chère île. Je suis bien contente de vivre avec l’idée que je reviens dans 2 semaines. C’est quand même inusité d’être en voyage et de repartir en voyage, comme un second élan… Je l’ai fait l’an passé, mais c’est toujours aussi particulier.
Demain, donc, nous partons les huit Gorgoniens ensemble pour prendre le speed boat en direction d’Athènes, où nous prendrons un autre bateau pour la Crête. Nos dates ne sont pas toutes fixées, mais ce sera ensuite Santorini, puis Mykonos. On parle aussi d’aller à Delphes dans les dernières journées, mais le groupe risque d’être divisé à ce moment-là.
Je ne sais pas quand j’aurai l’occasion de réécrire, mais dites-vous que je vis probablement les plus intenses moments de mon voyage. Je capture tout puis je vous raconte, promis !
samedi 17 mai 2008
train-train
Croyez-le ou non, j’ai réussi à attraper un rhume en Grèce ! J’attribue le phénomène aux grandes variations de température dans une même journée. Ce n’est pas dramatique, mais j’éternue 50 fois par jour et je suis tout le temps fatiguée, même en dormant très raisonnablement 8 heures par nuit. À mes souhaits !
Nous avons eu deux pannes d’électricité cette semaine, l’une d’elles ayant duré tout l’avant-midi, amputant notre cours de photo (on a plutôt visité les endroits susceptibles de recevoir notre exposition). La deuxième fois, c’était hier soir, mais ça n’a duré que le temps de nous dire qu’on mangerait des sandwichs froids plutôt que des croque-monsieurs au feta. Semble-t-il que Mytilène (la ville principale de Lesbos) ne suffit pas à alimenter toute l’île en électricité, mais ces pannes sont plus fréquentes l’été. Ah bon !
Hier soir je suis sortie pour la première fois depuis mon arrivée, au Conga’s. La plupart du groupe y était déjà allé, mais c’était notre baptême à Caroline, Marie-Claude et moi. L’endroit était assez cool (bar extérieur de style hawaïen), l’emplacement aussi (à deux pas de la mer, littéralement !), mais moi et les clubs ce n’est pas vraiment le grand amour, et j’étais la première à vouloir partir. Étrangement, je suis beaucoup plus sage ici qu’au Québec ! Je me suis quand même bien amusée, et j’ai passé un moment à admirer le reflet de la lune sur la mer, spectacle paisible.
Il y a environ quarante étudiants de Vancouver qui sont arrivés à Molyvos il y a quelques jours, ils restent aussi 2 mois et étudient l’histoire. Plusieurs d’entre eux étaient là hier soir, ainsi qu’un groupe d’Américains du Michigan qui étudient à Mytilène. Lesbos est donc un grand carrefour intellectuel !
La préparation de l’exposition (je suis sur le comité installation) et la préparation de nos deux semaines dans les îles grecques se disputent la première place sur l’échelle d’importance. On fera probablement l’expo sur la terrasse d’un resto juste à côté de la mairie, et on n’exposera qu’une photo chacun. Reste à choisir laquelle… Et pour les 2 semaines, on fera probablement Mykonos, Santorin, Milos et la Crête, mais rien n’est coulé dans le béton…
C’est fou parce que ça fait déjà 2 semaines que je suis en Grèce et, dans une semaine à peine, plusieurs d’entre nous quitterons Lesbos pour ne pas y revenir, puisqu’ils n’étaient inscrits qu’au premier cours. Je vais entre autres perdre ma chère voisine et ça m’attriste un petit peu.
J’ai conservé l’heure du Québec sur mon ordi et, quand je vous écris, j’ai toujours en tête l’heure qu’il est chez vous. 6h44 AM pour le moment… Bon matin !
Nous avons eu deux pannes d’électricité cette semaine, l’une d’elles ayant duré tout l’avant-midi, amputant notre cours de photo (on a plutôt visité les endroits susceptibles de recevoir notre exposition). La deuxième fois, c’était hier soir, mais ça n’a duré que le temps de nous dire qu’on mangerait des sandwichs froids plutôt que des croque-monsieurs au feta. Semble-t-il que Mytilène (la ville principale de Lesbos) ne suffit pas à alimenter toute l’île en électricité, mais ces pannes sont plus fréquentes l’été. Ah bon !
Hier soir je suis sortie pour la première fois depuis mon arrivée, au Conga’s. La plupart du groupe y était déjà allé, mais c’était notre baptême à Caroline, Marie-Claude et moi. L’endroit était assez cool (bar extérieur de style hawaïen), l’emplacement aussi (à deux pas de la mer, littéralement !), mais moi et les clubs ce n’est pas vraiment le grand amour, et j’étais la première à vouloir partir. Étrangement, je suis beaucoup plus sage ici qu’au Québec ! Je me suis quand même bien amusée, et j’ai passé un moment à admirer le reflet de la lune sur la mer, spectacle paisible.
Il y a environ quarante étudiants de Vancouver qui sont arrivés à Molyvos il y a quelques jours, ils restent aussi 2 mois et étudient l’histoire. Plusieurs d’entre eux étaient là hier soir, ainsi qu’un groupe d’Américains du Michigan qui étudient à Mytilène. Lesbos est donc un grand carrefour intellectuel !
La préparation de l’exposition (je suis sur le comité installation) et la préparation de nos deux semaines dans les îles grecques se disputent la première place sur l’échelle d’importance. On fera probablement l’expo sur la terrasse d’un resto juste à côté de la mairie, et on n’exposera qu’une photo chacun. Reste à choisir laquelle… Et pour les 2 semaines, on fera probablement Mykonos, Santorin, Milos et la Crête, mais rien n’est coulé dans le béton…
C’est fou parce que ça fait déjà 2 semaines que je suis en Grèce et, dans une semaine à peine, plusieurs d’entre nous quitterons Lesbos pour ne pas y revenir, puisqu’ils n’étaient inscrits qu’au premier cours. Je vais entre autres perdre ma chère voisine et ça m’attriste un petit peu.
J’ai conservé l’heure du Québec sur mon ordi et, quand je vous écris, j’ai toujours en tête l’heure qu’il est chez vous. 6h44 AM pour le moment… Bon matin !
vendredi 16 mai 2008
jeudi 15 mai 2008
Effleurer les limites
(écrit hier)
Aujourd’hui Marco m’a demandé, question de monter un répertoire du groupe, mon adresse et mon numéro de téléphone. Comme je suis entre deux apparts, et parce qu’il aurait été un peu inutile que je lui laisse mon adresse à Mont-Tremblant, je n’ai pas pu lui répondre. Il m’a alors demandé si j’avais un cellulaire (oui) et quel en était le numéro, mais… j’ai oublié ! Et à l’heure qu’il est, je ne m’en suis toujours pas souvenue ! On dirait que mon cerveau a littéralement fait « delete » : information inutile, je suis en Grèce, je n’ai rien à faire de toutes ces séries de chiffres… les limites de la mémoire sélective.
Je viens d’avoir une grande conversation avec Anne-Marie, à propos des limites de la photographie et de l’écriture, à savoir jusqu’où ces deux « médiums » peuvent rendre justice à une expérience très forte. Pas assez loin, selon nos conclusions, mais je ne peux pas m’empêcher d’essayer. Essayer de vous décrire une des plus fabuleuses journées de ma vie, même si les mots ne feront qu’effleurer les montagnes, la lumière, les sensations…
Hier. Réveillée un peu catastrophée d’avoir passé tout droit, au lendemain d’un souper bien arrosé avec la mairie, au Kafeneion de Molyvos. La coopérative des femmes de Molyvos avait cuisiné pour nous, et tout était délicieux. Nous nous étions tous mis sur notre 36 (36 ou 31 ??), ce qui donna lieu entre autres à une cascade incessante de flashes… j’essaierai de vous mettre quelques photos de cette belle soirée sur le blog.
Hier, donc. Nous avions une sortie d’organisée dans le cadre du cours de photo : safari jeep à travers l’île. Il y avait 5 jeeps, dans chacun desquels montaient 4 personnes. J’étais avec Anne-Marie et Sophie, et c’est M. Malissard, venu passer quelques jours à Molyvos pour s’assurer que tout allait pour le mieux, qui conduisait notre carrosse :p.
Nous avons ôté le toit et les appuie-têtes d’en arrière et nous sommes assises sur le dossier. Le visage fouetté par un bon vent, des chemins tortueux, des virages en épingle, un troupeau de moutons qui traverse la rue, un monsieur sur un âne, un soleil chaud, des paysages époustouflants, des moments infiniment privilégiés, des sourires sur toutes nos lèvres.
Premier arrêt : un petit village dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom, mais très coquet, comme tous les autres au fond… Hubert et moi avons acheté des fraises à un marchand ambulant, puis une femme qui arrosait son entrée ( !?) un peu plus loin nous a proposé de nous les laver. Elles étaient rouges même à l’intérieur, goûteuses et sucrées. On a finalement donné envie à tout le monde d'en acheter !
Nous nous sommes baladés un moment, puis nous avons pris un café à l’ombre d’un arbre certainement plus que centenaire, vu son énormité. C’était le bonheur. Opa !
On a repris les jeeps et roulé un bon moment, jusqu’à ce qu’on s’arrête pour diner à quelques pas de la mer. Pain croûté, fromage feta, concombre, tomates et olives (je n’aime toujours pas les olives) ont composé notre agréable pique-nique.
Nous avons passé plusieurs heures à la plage ; certains se sont étendus au soleil, d’autres se sont lancé le ballon de foot, etc. J’ai opté pour une grande promenade sur la plage, à fouiller l’horizon du regard, ramasser roches et coquillages colorés, écouter de la musique envoûtante. Je me disais que la mer m’attendait toujours au tournant, je me reportais à la Méditerranée il y a un an, à la Mer du Nord il y a deux ans, et à l’Océan Atlantique il y a encore plus longtemps. Je foulais pour la première fois les bords de la mer Égée, et au fond c’était plutôt elle qui foulait mes chevilles. La mer m’inspire tellement.
J’ai rejoint le groupe et me suis baignée un moment avec quelques autres. La journée se faisait décidément de plus en plus belle. Nous avons ensuite eu un cours de panorama, le tout sur le bord de la mer ! Je crois que ce fut mon meilleur cours à vie ! Qui a dit qu’il manquait de locaux à l’Uqàm !?!
Le plus beau restait à voir. Nous avons repris la route en direction d’un monastère au sommet du monde. Nous n’arrêtions pas de monter et toujours monter, la lumière de fin d’après-midi se faisait chaude et caressante, le vent jouait dans mes cheveux salés et je n’avais pas assez d’yeux pour tout admirer, pas assez de mémoire pour tout stocker, trop de stimuli pour tout capter… c’était merveilleux ! Les montagnes un peu désertiques, parsemées de touffes de végétation, la mer immense à l’horizon, le soleil qui se regardait dedans, le ciel qui se teintait tranquillement…
Anne-Marie a raison, les mots laissent trop de trous et ne sont pas assez forts… mais imaginez quand même J
Et une fois au sommet, nous nous sommes arrêtés un instant, peut-être une heure, un peu plus ? je ne sais plus. J’ai bien sûr pris quelques photos, mais elles sont bien décevantes comparées à ce que c’était en vrai.
Le chemin du retour a été plus tranquille, peut-être à cause de l’énergie monastique qui nous avait imprégnées, ou trop de beauté, ou trop de fatigue… en tout cas Sophie s’est endormie.
Nous avons soupé à Stipsi, et avons encore mangé une variété de plats typiques. C’était excellent, et Hubert nous a tous fait rire avec son doublage de soap grec qui jouait en silence dans le resto.
Nous avons regagné les résidences assez tard en soirée, abasourdis de tant de ... wow. J’ai épuisé mon stock de qualificatifs…
Aujourd’hui il fait gris à Molyvos. Je crois que c’est seulement le deuxième jour que je peux dire ça !
Dans le cours de photo ce matin on a écouté de la musique grecque et on a appris à danser sur sa rythmique très particulière, qui ressemble à 1-2-pause-1-2-pause-3-pause-4-pause etc. On est prêts pour aller veiller à l’Opus (bar de musique et de danse traditionnelles) ! Mais pas ce soir… tout le monde est fatigué et j’ai un gros mal de gorge… Les limites du corps.
Aujourd’hui Marco m’a demandé, question de monter un répertoire du groupe, mon adresse et mon numéro de téléphone. Comme je suis entre deux apparts, et parce qu’il aurait été un peu inutile que je lui laisse mon adresse à Mont-Tremblant, je n’ai pas pu lui répondre. Il m’a alors demandé si j’avais un cellulaire (oui) et quel en était le numéro, mais… j’ai oublié ! Et à l’heure qu’il est, je ne m’en suis toujours pas souvenue ! On dirait que mon cerveau a littéralement fait « delete » : information inutile, je suis en Grèce, je n’ai rien à faire de toutes ces séries de chiffres… les limites de la mémoire sélective.
Je viens d’avoir une grande conversation avec Anne-Marie, à propos des limites de la photographie et de l’écriture, à savoir jusqu’où ces deux « médiums » peuvent rendre justice à une expérience très forte. Pas assez loin, selon nos conclusions, mais je ne peux pas m’empêcher d’essayer. Essayer de vous décrire une des plus fabuleuses journées de ma vie, même si les mots ne feront qu’effleurer les montagnes, la lumière, les sensations…
Hier. Réveillée un peu catastrophée d’avoir passé tout droit, au lendemain d’un souper bien arrosé avec la mairie, au Kafeneion de Molyvos. La coopérative des femmes de Molyvos avait cuisiné pour nous, et tout était délicieux. Nous nous étions tous mis sur notre 36 (36 ou 31 ??), ce qui donna lieu entre autres à une cascade incessante de flashes… j’essaierai de vous mettre quelques photos de cette belle soirée sur le blog.
Hier, donc. Nous avions une sortie d’organisée dans le cadre du cours de photo : safari jeep à travers l’île. Il y avait 5 jeeps, dans chacun desquels montaient 4 personnes. J’étais avec Anne-Marie et Sophie, et c’est M. Malissard, venu passer quelques jours à Molyvos pour s’assurer que tout allait pour le mieux, qui conduisait notre carrosse :p.
Nous avons ôté le toit et les appuie-têtes d’en arrière et nous sommes assises sur le dossier. Le visage fouetté par un bon vent, des chemins tortueux, des virages en épingle, un troupeau de moutons qui traverse la rue, un monsieur sur un âne, un soleil chaud, des paysages époustouflants, des moments infiniment privilégiés, des sourires sur toutes nos lèvres.
Premier arrêt : un petit village dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom, mais très coquet, comme tous les autres au fond… Hubert et moi avons acheté des fraises à un marchand ambulant, puis une femme qui arrosait son entrée ( !?) un peu plus loin nous a proposé de nous les laver. Elles étaient rouges même à l’intérieur, goûteuses et sucrées. On a finalement donné envie à tout le monde d'en acheter !
Nous nous sommes baladés un moment, puis nous avons pris un café à l’ombre d’un arbre certainement plus que centenaire, vu son énormité. C’était le bonheur. Opa !
On a repris les jeeps et roulé un bon moment, jusqu’à ce qu’on s’arrête pour diner à quelques pas de la mer. Pain croûté, fromage feta, concombre, tomates et olives (je n’aime toujours pas les olives) ont composé notre agréable pique-nique.
Nous avons passé plusieurs heures à la plage ; certains se sont étendus au soleil, d’autres se sont lancé le ballon de foot, etc. J’ai opté pour une grande promenade sur la plage, à fouiller l’horizon du regard, ramasser roches et coquillages colorés, écouter de la musique envoûtante. Je me disais que la mer m’attendait toujours au tournant, je me reportais à la Méditerranée il y a un an, à la Mer du Nord il y a deux ans, et à l’Océan Atlantique il y a encore plus longtemps. Je foulais pour la première fois les bords de la mer Égée, et au fond c’était plutôt elle qui foulait mes chevilles. La mer m’inspire tellement.
J’ai rejoint le groupe et me suis baignée un moment avec quelques autres. La journée se faisait décidément de plus en plus belle. Nous avons ensuite eu un cours de panorama, le tout sur le bord de la mer ! Je crois que ce fut mon meilleur cours à vie ! Qui a dit qu’il manquait de locaux à l’Uqàm !?!
Le plus beau restait à voir. Nous avons repris la route en direction d’un monastère au sommet du monde. Nous n’arrêtions pas de monter et toujours monter, la lumière de fin d’après-midi se faisait chaude et caressante, le vent jouait dans mes cheveux salés et je n’avais pas assez d’yeux pour tout admirer, pas assez de mémoire pour tout stocker, trop de stimuli pour tout capter… c’était merveilleux ! Les montagnes un peu désertiques, parsemées de touffes de végétation, la mer immense à l’horizon, le soleil qui se regardait dedans, le ciel qui se teintait tranquillement…
Anne-Marie a raison, les mots laissent trop de trous et ne sont pas assez forts… mais imaginez quand même J
Et une fois au sommet, nous nous sommes arrêtés un instant, peut-être une heure, un peu plus ? je ne sais plus. J’ai bien sûr pris quelques photos, mais elles sont bien décevantes comparées à ce que c’était en vrai.
Le chemin du retour a été plus tranquille, peut-être à cause de l’énergie monastique qui nous avait imprégnées, ou trop de beauté, ou trop de fatigue… en tout cas Sophie s’est endormie.
Nous avons soupé à Stipsi, et avons encore mangé une variété de plats typiques. C’était excellent, et Hubert nous a tous fait rire avec son doublage de soap grec qui jouait en silence dans le resto.
Nous avons regagné les résidences assez tard en soirée, abasourdis de tant de ... wow. J’ai épuisé mon stock de qualificatifs…
Aujourd’hui il fait gris à Molyvos. Je crois que c’est seulement le deuxième jour que je peux dire ça !
Dans le cours de photo ce matin on a écouté de la musique grecque et on a appris à danser sur sa rythmique très particulière, qui ressemble à 1-2-pause-1-2-pause-3-pause-4-pause etc. On est prêts pour aller veiller à l’Opus (bar de musique et de danse traditionnelles) ! Mais pas ce soir… tout le monde est fatigué et j’ai un gros mal de gorge… Les limites du corps.
dimanche 11 mai 2008
bribes de Molyvos
(ecrit hier)
Je commence vaguement à me faire à l’idée que je vais passer les 2 prochains mois dans cet univers paradisiaque… C’est bien beau de voyager, mais séjourner à un endroit précis, s’en imprégner, c’est autrement plus fascinant que de voir 10 pays en deux semaines…
Hier soir, c’était notre souper de bienvenue à Sykaminia, magnifique petit village, encore une fois perché sur le flanc d’une montagne (il n’y a que des montagnes !), fleuri, labyrinthique et très paisible à ce temps-ci de l’année. Ce fut l’occasion de mettre en pratique les notions apprises en cours, car il ne manquait pas de sujets intéressants à photographier !
J’ai commencé par me balader dans la ville avec Marie-Annie, mais on s’est vite perdues, attirées par différentes prises de vue… J’ai donc flâné dans les petites rues escarpées pendant près de 2 heures, rencontrant ici un chat errant, là des enfants à vélo. J’ai été envahie d’une grande plénitude, devant la beauté des lieux, la lumière chaude qui les remplissait, la mer qui encore une fois me faisait mille clins d’oeils…
Nous avons soupé dehors (quelle idée !), au Kafeneion de la place centrale. On nous a servi plein de plats typiques, les tables étaient envahies d’assiettes et on pigeait dans ce qui nous tentait. Semble-t-il que les frites font partie des mets grecs ! Il y avait des bons plats, d’autres moins, en tout cas pour nos goûts nord-américains ! Mais on avait si froids, même bien habillés, qu’on n’a pas pu apprécier au maximum.
En fin de soirée, nous avons assisté à tout un évènement, qu’on a même fini par qualifier de tragédie grecque (un théâtre à tout le moins) ! Un monsieur grec s’est mis à crier après nous et les propriétaires du resto parce qu’on occupait l’espace central et qu’il n’arrivait pas à passer en camion (ou plutôt ne voulait pas). Je vous épargne les détails, mais nous étions tous là à se faire pointer et à se faire crier dessus, en ne comprenant pas le moindre mot, mais en sentant bien que nous étions accusés d’une quelque faute… Le monsieur criait vraiment très fort ! Il est parti et revenu 3 fois (les 3 actes), et a fini par foncer vers nous avec son pick-up ! On avait appelé la police, mais disons que la police en Grèce n’arrive pas dans les 4 minutes. J’ai cru comprendre qu’on allait porter plainte, mais tout s’est quand même bien terminé, personne n’a été blessé.
Ce matin je suis allée au village avec Sophie et Anne-Marie ; on voulait aller à notre local de classe pour avancer des travaux, mais le tout s’est transformé en chasse au trésor. Normalement, nous devons demander la clé du local à Maritza, une petite bonne femme qui tient un stand de bébelles, tout près, (« toklidi parakalo »), mais ce matin elle ne l’avait pas, allez savoir pourquoi. Elle ne parle pas du tout anglais, mais avec les signes qu’elle nous faisait on a fini par comprendre qu’on devait demander à quelqu’un d’autre, dans une telle direction… De là on a demandé à une commerçante si elle savait qui avait la toklidi, qui nous a envoyées au Kafe ; de là on s’est fait référer au pharmacien, qui a fait une couple de téléphones pour enfin me passer le combiné ! À ce qu’on a compris au bout du compte, ils devaient changer la serrure aujourd’hui, ce qui semble-t-il engendrait un paquet de complications… qui devraient être réglées demain.
Nous avons donc troqué les travaux contre une balade au port et une crème glacée (sorbet au melon d’eau pour ma part) :).
Ce soir il y a une fête au village, avec la projection d’un film grec (sous-titré en anglais, par chance !), des souvlakis, du vin et un petit « orchestre » traditionnel. Ce sera sans doute bien agréable de se mêler aux villageois.
(Plus tard)
Oh my god !! Je viens de vivre toute une épreuve, qui je crois de l’extérieur sera assez amusante. Je m’adresse d’abord à ceux et celles qui ont une peur bleue des araignées : dites-vous qu’il existe plein d’autres insectes dont vous ne connaissez ni le nom ni l’existence, qui seraient susceptibles de vous faire sauter deux fois plus haut ! Moi qui faisais des cauchemars avec les araignées, je viens de rencontrer leur double : un corps plus long avec 2 fois plus de pattes (et je crois des antennes). J’ai mal au cœur rien qu’à y penser ! J’avais vu une de ces bestioles hier soir alors qu’Anne-Marie veillait chez moi, et c’est elle qui l’avait écrasée. Ce soir, au contraire, je rentrais seule chez moi et, en commençant par la salle de bain, j’aperçus la fameuse bebitte ! Elle était plus grosse que celle d’hier en plus ! Comme elle était dans la douche, j’ai fait couler l’eau et j’ai dirigé la douche téléphone vers elle, la faisant finalement disparaître dans les méandres de la tuyauterie. Ouf !
Quelle ne fut pas ma surprise quand, une fois dans ma chambre, j’en découvris une deuxième ! Et quand j’ai essayé de l’écraser et qu’elle s’est sauvée sous mon lit, j’en découvris une troisième ! Et quand, dans tous mes états, je retournai dans la salle de bain, je me rendis compte que la première ne s’était pas noyée et qu’elle était de retour dans ma douche !! ARGHHHH !
J’ai finalement recouvré assez de courage pour toutes les écraser, puis sortir un millepatte dehors, puis écraser une dernière araignée (une vraie cette fois) que j’aurais jugée de taille moyenne au Québec. Beuark ! Étonnamment, j’ai quand même très bien dormi !
Je vous laisse sur cette belle note de courage :p !
Kalinikta !
Je commence vaguement à me faire à l’idée que je vais passer les 2 prochains mois dans cet univers paradisiaque… C’est bien beau de voyager, mais séjourner à un endroit précis, s’en imprégner, c’est autrement plus fascinant que de voir 10 pays en deux semaines…
Hier soir, c’était notre souper de bienvenue à Sykaminia, magnifique petit village, encore une fois perché sur le flanc d’une montagne (il n’y a que des montagnes !), fleuri, labyrinthique et très paisible à ce temps-ci de l’année. Ce fut l’occasion de mettre en pratique les notions apprises en cours, car il ne manquait pas de sujets intéressants à photographier !
J’ai commencé par me balader dans la ville avec Marie-Annie, mais on s’est vite perdues, attirées par différentes prises de vue… J’ai donc flâné dans les petites rues escarpées pendant près de 2 heures, rencontrant ici un chat errant, là des enfants à vélo. J’ai été envahie d’une grande plénitude, devant la beauté des lieux, la lumière chaude qui les remplissait, la mer qui encore une fois me faisait mille clins d’oeils…
Nous avons soupé dehors (quelle idée !), au Kafeneion de la place centrale. On nous a servi plein de plats typiques, les tables étaient envahies d’assiettes et on pigeait dans ce qui nous tentait. Semble-t-il que les frites font partie des mets grecs ! Il y avait des bons plats, d’autres moins, en tout cas pour nos goûts nord-américains ! Mais on avait si froids, même bien habillés, qu’on n’a pas pu apprécier au maximum.
En fin de soirée, nous avons assisté à tout un évènement, qu’on a même fini par qualifier de tragédie grecque (un théâtre à tout le moins) ! Un monsieur grec s’est mis à crier après nous et les propriétaires du resto parce qu’on occupait l’espace central et qu’il n’arrivait pas à passer en camion (ou plutôt ne voulait pas). Je vous épargne les détails, mais nous étions tous là à se faire pointer et à se faire crier dessus, en ne comprenant pas le moindre mot, mais en sentant bien que nous étions accusés d’une quelque faute… Le monsieur criait vraiment très fort ! Il est parti et revenu 3 fois (les 3 actes), et a fini par foncer vers nous avec son pick-up ! On avait appelé la police, mais disons que la police en Grèce n’arrive pas dans les 4 minutes. J’ai cru comprendre qu’on allait porter plainte, mais tout s’est quand même bien terminé, personne n’a été blessé.
Ce matin je suis allée au village avec Sophie et Anne-Marie ; on voulait aller à notre local de classe pour avancer des travaux, mais le tout s’est transformé en chasse au trésor. Normalement, nous devons demander la clé du local à Maritza, une petite bonne femme qui tient un stand de bébelles, tout près, (« toklidi parakalo »), mais ce matin elle ne l’avait pas, allez savoir pourquoi. Elle ne parle pas du tout anglais, mais avec les signes qu’elle nous faisait on a fini par comprendre qu’on devait demander à quelqu’un d’autre, dans une telle direction… De là on a demandé à une commerçante si elle savait qui avait la toklidi, qui nous a envoyées au Kafe ; de là on s’est fait référer au pharmacien, qui a fait une couple de téléphones pour enfin me passer le combiné ! À ce qu’on a compris au bout du compte, ils devaient changer la serrure aujourd’hui, ce qui semble-t-il engendrait un paquet de complications… qui devraient être réglées demain.
Nous avons donc troqué les travaux contre une balade au port et une crème glacée (sorbet au melon d’eau pour ma part) :).
Ce soir il y a une fête au village, avec la projection d’un film grec (sous-titré en anglais, par chance !), des souvlakis, du vin et un petit « orchestre » traditionnel. Ce sera sans doute bien agréable de se mêler aux villageois.
(Plus tard)
Oh my god !! Je viens de vivre toute une épreuve, qui je crois de l’extérieur sera assez amusante. Je m’adresse d’abord à ceux et celles qui ont une peur bleue des araignées : dites-vous qu’il existe plein d’autres insectes dont vous ne connaissez ni le nom ni l’existence, qui seraient susceptibles de vous faire sauter deux fois plus haut ! Moi qui faisais des cauchemars avec les araignées, je viens de rencontrer leur double : un corps plus long avec 2 fois plus de pattes (et je crois des antennes). J’ai mal au cœur rien qu’à y penser ! J’avais vu une de ces bestioles hier soir alors qu’Anne-Marie veillait chez moi, et c’est elle qui l’avait écrasée. Ce soir, au contraire, je rentrais seule chez moi et, en commençant par la salle de bain, j’aperçus la fameuse bebitte ! Elle était plus grosse que celle d’hier en plus ! Comme elle était dans la douche, j’ai fait couler l’eau et j’ai dirigé la douche téléphone vers elle, la faisant finalement disparaître dans les méandres de la tuyauterie. Ouf !
Quelle ne fut pas ma surprise quand, une fois dans ma chambre, j’en découvris une deuxième ! Et quand j’ai essayé de l’écraser et qu’elle s’est sauvée sous mon lit, j’en découvris une troisième ! Et quand, dans tous mes états, je retournai dans la salle de bain, je me rendis compte que la première ne s’était pas noyée et qu’elle était de retour dans ma douche !! ARGHHHH !
J’ai finalement recouvré assez de courage pour toutes les écraser, puis sortir un millepatte dehors, puis écraser une dernière araignée (une vraie cette fois) que j’aurais jugée de taille moyenne au Québec. Beuark ! Étonnamment, j’ai quand même très bien dormi !
Je vous laisse sur cette belle note de courage :p !
Kalinikta !
vendredi 9 mai 2008
Une routine qui s'installe
La vie s’annonce douce à Molyvos… les matins et les soirs sont frais, je dirais même froids, et les studios ne sont pas chauffés (ou on n’a pas encore compris comment…), mais le soleil est généralement de la partie et révèle des couleurs éclatantes partout où il pose le regard.
C’était le premier cours de photo hier matin, et j’ai appris, même si je l’avais sûrement déjà su, l’origine étymologique du mot « photographie » : écrire avec la lumière. Les mots ont tinté joliment à mon oreille, et ont donné un sens nouveau à ma présence ici. Les photos que j’ai mises sur le blog ne sont pas très bonnes, j’en conviens, mais laissez-moi quelques semaines, et je vous épaterai ! Je voulais tout de même vous décrire les scènes en question, puisque j’ai manqué de temps pour le faire en les publiant… photo 1 : notre belle gang de touristes devant le stade olympique, photo 2 : notre folle aventure dans la cabine de bateau, photo 3 : la capitale de Lesbos : Mytilène, photo 4 : ma chère voisine qui m’offre à boire de son balcon :p et photo 5 : la vue qui s’offre à moi à partir de mon studio.
Hier, Anne-Marie et moi nous sommes fait des pâtes du genre « sidekick» pour dîner, ce qui en soit n’a rien de bien impressionnant… mais essayez donc pour le fun de suivre les instructions en grec !! Munies de notre dictionnaire et de notre gros bon sens, nous sommes tout de même parvenues à nos fins.
Je trouve que nous nous sommes franchement bien acclimatés au rythme de vie grec. La sieste fait partie de la routine de plusieurs d’entre nous, et nous soupons vers 8h30 (en communauté toujours). Les cours commencent à 10 heures, ce qui n’est pas négligeable, mais il faut quand même compter une demi-heure de marche pour se rendre au cours à partir de Gorgona. Nous en sommes encore à découvrir un paquet de chemins qui mènent tous au même endroit (tous les chemins mènent à … Gorgona).
Le village est construit à même la montagne, et n’est traversé que par 2 rues principales sur lesquelles les voitures peuvent circuler, une en haut, une en bas. Les gens marchent entre les maisons, restos et boutiques, ou circulent en scooter, malgré les chemins en pierres inégales, qui serpentent de gauche à droite comme de haut en bas. Molyvos a un cachet extraordinaire ! Les restos sont si jolis, les boutiques ont l’air de cavernes d’Ali Baba, et les gens sont tout heureux de parler avec nous. « You are the group of students!?! » qu’ils s’exclament joyeusement. Eh oui, c’est nous !
Derrière mon studio, il y a un grand terrain vague où broute un troupeau de moutons ! Et pour se rendre au village, on passe près d’un âne, de quelques chevaux, d’un poulailler et j’en passe. Il y a aussi une belle oliveraie qui me fait rêver…
Notre souper de bienvenue avec les professeurs et tout le groupe d’étudiants (nous sommes 16) est prévu pour ce soir, dans un petit village voisin. On est sensés souper sur la terrasse, alors j’espère que le temps se sera réchauffé et que le vent se sera calmé un peu. Je pensais aller à la piscine cet après-midi, mais… j’ai changé mes plans, je suis trop frileuse.
Ça y est, j’ai rencontré de bonnes grosses araignées (heureusement pas dans ma chambre). J’espère seulement que ce sont les plus grosses que j’aurai à rencontrer ! Disons qu’elles courent vite et qu’elles ne sont vraiment pas belles à voir. À chaque fois que j’entre chez moi, je ne peux pas m’en empêcher, c’est l’inspection intégrale !
Imaginez-vous donc qu’il y a une femme de ménage qui passe à tous les matins dans chaque studio, pour vider les poubelles, refaire le lit à la perfection et laver les planchers !! Le premier matin, j’avais fait la gaffe de laisser quelques morceaux de linge sur ma table de chevet ; elle a tout plié ! Et tout ça devant moi, parce que je travaillais à l’ordi quand elle est venue. J’étais un peu gênée, mais elle est très sympathique. Elle ne parle à peu près pas un mot anglais, mais on a réussi à se comprendre à force de gestes et de sourires. Elle a même pris les lunettes de soleil que j’avais laissées sur mon bureau, et les a essayées en jouant la vedette. Very nice, que je lui ai dit, et on a ri ensemble.
Je vous apprend un mot grec aujourd’hui : toklidi (qui ne s’écrit pas du tout comme ça en fait). Ça veut dire « clé ». C’est joli, non ? Bon je dois faire mes devoirs de photo : explorer mon appareil de fond en comble, ce que je n’avais pas fait depuis son acquisition, il y a 2 ans ! :S
Anndio !
C’était le premier cours de photo hier matin, et j’ai appris, même si je l’avais sûrement déjà su, l’origine étymologique du mot « photographie » : écrire avec la lumière. Les mots ont tinté joliment à mon oreille, et ont donné un sens nouveau à ma présence ici. Les photos que j’ai mises sur le blog ne sont pas très bonnes, j’en conviens, mais laissez-moi quelques semaines, et je vous épaterai ! Je voulais tout de même vous décrire les scènes en question, puisque j’ai manqué de temps pour le faire en les publiant… photo 1 : notre belle gang de touristes devant le stade olympique, photo 2 : notre folle aventure dans la cabine de bateau, photo 3 : la capitale de Lesbos : Mytilène, photo 4 : ma chère voisine qui m’offre à boire de son balcon :p et photo 5 : la vue qui s’offre à moi à partir de mon studio.
Hier, Anne-Marie et moi nous sommes fait des pâtes du genre « sidekick» pour dîner, ce qui en soit n’a rien de bien impressionnant… mais essayez donc pour le fun de suivre les instructions en grec !! Munies de notre dictionnaire et de notre gros bon sens, nous sommes tout de même parvenues à nos fins.
Je trouve que nous nous sommes franchement bien acclimatés au rythme de vie grec. La sieste fait partie de la routine de plusieurs d’entre nous, et nous soupons vers 8h30 (en communauté toujours). Les cours commencent à 10 heures, ce qui n’est pas négligeable, mais il faut quand même compter une demi-heure de marche pour se rendre au cours à partir de Gorgona. Nous en sommes encore à découvrir un paquet de chemins qui mènent tous au même endroit (tous les chemins mènent à … Gorgona).
Le village est construit à même la montagne, et n’est traversé que par 2 rues principales sur lesquelles les voitures peuvent circuler, une en haut, une en bas. Les gens marchent entre les maisons, restos et boutiques, ou circulent en scooter, malgré les chemins en pierres inégales, qui serpentent de gauche à droite comme de haut en bas. Molyvos a un cachet extraordinaire ! Les restos sont si jolis, les boutiques ont l’air de cavernes d’Ali Baba, et les gens sont tout heureux de parler avec nous. « You are the group of students!?! » qu’ils s’exclament joyeusement. Eh oui, c’est nous !
Derrière mon studio, il y a un grand terrain vague où broute un troupeau de moutons ! Et pour se rendre au village, on passe près d’un âne, de quelques chevaux, d’un poulailler et j’en passe. Il y a aussi une belle oliveraie qui me fait rêver…
Notre souper de bienvenue avec les professeurs et tout le groupe d’étudiants (nous sommes 16) est prévu pour ce soir, dans un petit village voisin. On est sensés souper sur la terrasse, alors j’espère que le temps se sera réchauffé et que le vent se sera calmé un peu. Je pensais aller à la piscine cet après-midi, mais… j’ai changé mes plans, je suis trop frileuse.
Ça y est, j’ai rencontré de bonnes grosses araignées (heureusement pas dans ma chambre). J’espère seulement que ce sont les plus grosses que j’aurai à rencontrer ! Disons qu’elles courent vite et qu’elles ne sont vraiment pas belles à voir. À chaque fois que j’entre chez moi, je ne peux pas m’en empêcher, c’est l’inspection intégrale !
Imaginez-vous donc qu’il y a une femme de ménage qui passe à tous les matins dans chaque studio, pour vider les poubelles, refaire le lit à la perfection et laver les planchers !! Le premier matin, j’avais fait la gaffe de laisser quelques morceaux de linge sur ma table de chevet ; elle a tout plié ! Et tout ça devant moi, parce que je travaillais à l’ordi quand elle est venue. J’étais un peu gênée, mais elle est très sympathique. Elle ne parle à peu près pas un mot anglais, mais on a réussi à se comprendre à force de gestes et de sourires. Elle a même pris les lunettes de soleil que j’avais laissées sur mon bureau, et les a essayées en jouant la vedette. Very nice, que je lui ai dit, et on a ri ensemble.
Je vous apprend un mot grec aujourd’hui : toklidi (qui ne s’écrit pas du tout comme ça en fait). Ça veut dire « clé ». C’est joli, non ? Bon je dois faire mes devoirs de photo : explorer mon appareil de fond en comble, ce que je n’avais pas fait depuis son acquisition, il y a 2 ans ! :S
Anndio !
jeudi 8 mai 2008
mercredi 7 mai 2008
un premier long chapitre!
Kalimera !!
J’ai tardé un peu à écrire, mais sachez que je suis désormais bien installée dans mon île, ma merveilleuse île, mon merveilleux hôtel, avec ses centaines de roses et ses palmiers, ma merveilleuse vue sur la mer et la côte turque, ma merveilleuse piscine, et j’en passe ! Mais il faut dire qu’on l’a gagnée, notre île ! Des valises ont brisé, nous avons failli manquer le bateau qui partait d’Athènes et nous amenait à Lesbos, failli manquer le bus qui nous amenait au village de Molyvos, et encore là j’en passe, mais on a couru beaucoup dans les derniers jours, et on a eu chaud, dans tous les sens du terme !
Je vous résume donc mes premiers jours passés en Grèce . D’abord, le vol s’est plutôt bien passé, hormis le fait qu’Air transat, c’est toujours Air transat : il n’y pas davantage d’espace pour mettre ses jambes et la bouffe…bof…disons simplement que les pâtes n’ont pas passé :S Sinon, nous n’avons même pas eu de turbulence, et sommes atterris avec un peu de retard, vers 9h00, heure d’Athènes. J’ai dû dormir presque 7 heures sur 9, ce qui est très bien, mais que je devais en grande partie à ma nuit presque blanche de la veille, donc j’étais quand même très fatiguée à l’arrivée.
Marika, qui était déjà en Grèce depuis 2 semaines, nous attendait à la sortie des passagers, et a pris depuis son rôle de guide très au sérieux ! Surtout avec le décalage, on n’avait pas toujours la force de s’orienter ! Nous avions (quand je dis « nous », je parle de Anne-Marie, Marc, Marco, Marika, Myra, Sophie et moi) réservé une auberge de jeunesse pas trop loin du centre-ville, mais quelle aventure pour s’y rendre de l’arrêt d’autobus ! Belle gang de touristes avec leurs mille valises beaucoup trop lourdes ! Les trottoirs ne sont pas très larges à Athènes, et les piétons les partagent tantôt avec les motocyclistes, tantôt avec les automobilistes ! Et que dire de l’air bête des Grecs ! pas du tout compatissants devant nos valises qui reviraient à l’envers ou qui se butaient contre les chaînes de trottoirs… cet air bête s’est d’ailleurs révélé être assez répandu en Grèce :S
Notre chambre était située au 5e étage, et la lumière de l’ascenseur (d’ailleurs pas très grand) fonctionnait une fois sur deux… très sympathique ! Les 5 filles étions entassées dans la même chambre, qui logistiquement parlant aurait dû recevoir 2 ou 3 personnes ! Imaginez avec les bagages en plus ! Mais nous nous sommes bien amusées, et les gars venaient nous rejoindre plus souvent qu’autrement.
La première journée s’est résumée à attendre Myra à l’aéroport, qui arrivait quelques heures après nous, à rejoindre l’hôtel et à faire une bonne sieste, de laquelle je me suis tirée avec grand peine, toute perdue ! Nous avons ensuite rejoint 5 autres comparses de l’école d’été pour aller souper sur une terrasse avec vue sur l’Acropole. J’ai mangé une salade grecque (ça vous intéresse ?) et de la Moussaka, plat typique, que je vous décrirais comme une espèce de pâté chinois avec des aubergines et sans maïs… bon, pas tout à fait, mais je n’ai pas de meilleure comparaison. C’était assez moyen selon moi.
Le S club 7 (haha) s’est ensuite baladé dans la ville et s’est extasié devant sa belle fontaine illuminée (décidément, j’ai un faible pour les fontaines). On ne s’est pas couchés très tard…
Le lendemain était dédié à la visite des sites antiques : le Parthénon (en grosse rénovation ; il était caché par les échafauds :S), l’Agora, un vieux cimetière, le théâtre de Dionysos, le temple de Zeus et j’en oublie sûrement… par chance, tous ces sites sont situés relativement près les uns des autres, et c’est vraiment surprenant la manière dont ils se fondent dans la ville : hop ! une vieille porte en pierre par-ci, un ancien temple par-là, etc. tout ça au coeur même de Athènes !
Fatigués de notre grosse journée de visite, nous nous sommes achetés pour souper du vin et des gyros ; il y en a à Montréal, mais, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une genre de pâte ronde enroulée sur de la viande, des oignons, de la sauce tzatziki ET des frites !! Le fast food grec par excellence ! On a mangé à l’auberge (et bu…) et on a jasé jusqu’aux petites heures.
Jour 3 : On a fait une belle grasse matinée, puis on est allés pique-niquer sur le terrain du musée archéologique, tout entourés de grands palmiers. Nous avons ensuite dû rendosser sac-à-dos et gros bras pour transporter nos valises de l’auberge au métro (quelle histoire d’embarquer là dedans !), puis du métro au bateau, qui était beaucoup plus loin qu’on pensait ! C’est dans cette même journée que les valises de Marika et Myra ont décidé de briser, et encore là, quelle histoire à transporter ! Bref, nous sommes embarqués assez limite dans le bateau !
Nous avions réservé une cabine, attention : pour 4 personnes (besoin est-il de vous rappeler que nous étions sept… ?) Avec tous nos bagages, laissez-moi vous dire qu’il ne restait plus grand place pour circuler. Par chance, personne n’était claustrophobe. Nous avons profité du coucher de soleil sur le pont en rejouant toutes les scènes clichées de Titanic, puis nous avons soupé dans la cabine. Haute gastronomie : les sandwich étaient excellentes !
Nous avons tiré au sort pour l’attribution des lits, et j’ai dû partager un maigre lit superposé (celui d’en-dessous, pas de panique) avec Myra, pendant que Marco et Sophie en partageaient un autre et que Marika dormait par terre ! Pour ajouter au tableau, imaginez une très bonne vague vers minuit, et des cris et des rires dans la cabine d’à côté vers 3h du matin… ouch ! J’ai quand même dormi un peu, mais on s’est tous levés à 5h30, question d’admirer le lever de soleil et d’être prêts à débarquer à 7h. Finalement, le bateau avait du retard, et nous avons accosté vers 8h. Se sont ensuivis une dernière marche avec les valises vers l’arrêt d’autobus, puis un trajet supposément splendide sur l’île, duquel je n’ai rien vu parce que je dormais ! (c’est infaillible l’autobus pour moi !) Nous avons ensuite pris 2 taxis qui nous ont menés à l’hôtel Gorgona, qui s’avéra une très belle surprise. Je n’ai certes pas un aussi grand appartement que l’an passé en Belgique, mais il est tout de même très grand pour une personne seule. Nous avons passé une partie de l’après-midi au bord de la piscine, à se rejouer toutes les aventures des derniers jours et à se pincer pour être sûrs qu’on ne rêvait pas. Le site est effectivement magnifique : des petits blocs de 3 appartements, reliés par de jolis petits sentiers et agrémentés de rosiers de toutes les couleurs et de palmiers de toutes les espèces. Anne-Marie est ma voisine de balcon (rez-de-chaussée) et on pense s’installer une corde à linge d’un « balcon » à l’autre.
Bref, une journée plus relax que les autres, qui a vraiment fait du bien, quoique le soleil a tapé fort (pas de coup de soleil, mais l’impression d’avoir bu quelques bières…) Je termine ce long chapitre en vous disant que tout va bien, que je m’entends très bien avec mes compagnons Gorgoniens et que le soleil est au rendez-vous. Toujours pas de grosse araignée en vue, mais plusieurs petites, des escargots, des cloportes, des millepattes, un lézard et des bestioles de toutes sortes… Je m’en vais souper chez Sophie et Marco, on se fait des pâtes tous ensemble (j’ai oublié de dire que Caroline s’est jointe au groupe des 7 pour compléter le groupe Gorgona).
J’espère que tout va bien pour chacun de vous, et j’espère aussi que mon récit est assez amusant pour que vous l’ayez lu jusqu’au bout ! Ne vous gênez pas pour émettre vos commentaires et/ou me donner de vos nouvelles !
J’ai tardé un peu à écrire, mais sachez que je suis désormais bien installée dans mon île, ma merveilleuse île, mon merveilleux hôtel, avec ses centaines de roses et ses palmiers, ma merveilleuse vue sur la mer et la côte turque, ma merveilleuse piscine, et j’en passe ! Mais il faut dire qu’on l’a gagnée, notre île ! Des valises ont brisé, nous avons failli manquer le bateau qui partait d’Athènes et nous amenait à Lesbos, failli manquer le bus qui nous amenait au village de Molyvos, et encore là j’en passe, mais on a couru beaucoup dans les derniers jours, et on a eu chaud, dans tous les sens du terme !
Je vous résume donc mes premiers jours passés en Grèce . D’abord, le vol s’est plutôt bien passé, hormis le fait qu’Air transat, c’est toujours Air transat : il n’y pas davantage d’espace pour mettre ses jambes et la bouffe…bof…disons simplement que les pâtes n’ont pas passé :S Sinon, nous n’avons même pas eu de turbulence, et sommes atterris avec un peu de retard, vers 9h00, heure d’Athènes. J’ai dû dormir presque 7 heures sur 9, ce qui est très bien, mais que je devais en grande partie à ma nuit presque blanche de la veille, donc j’étais quand même très fatiguée à l’arrivée.
Marika, qui était déjà en Grèce depuis 2 semaines, nous attendait à la sortie des passagers, et a pris depuis son rôle de guide très au sérieux ! Surtout avec le décalage, on n’avait pas toujours la force de s’orienter ! Nous avions (quand je dis « nous », je parle de Anne-Marie, Marc, Marco, Marika, Myra, Sophie et moi) réservé une auberge de jeunesse pas trop loin du centre-ville, mais quelle aventure pour s’y rendre de l’arrêt d’autobus ! Belle gang de touristes avec leurs mille valises beaucoup trop lourdes ! Les trottoirs ne sont pas très larges à Athènes, et les piétons les partagent tantôt avec les motocyclistes, tantôt avec les automobilistes ! Et que dire de l’air bête des Grecs ! pas du tout compatissants devant nos valises qui reviraient à l’envers ou qui se butaient contre les chaînes de trottoirs… cet air bête s’est d’ailleurs révélé être assez répandu en Grèce :S
Notre chambre était située au 5e étage, et la lumière de l’ascenseur (d’ailleurs pas très grand) fonctionnait une fois sur deux… très sympathique ! Les 5 filles étions entassées dans la même chambre, qui logistiquement parlant aurait dû recevoir 2 ou 3 personnes ! Imaginez avec les bagages en plus ! Mais nous nous sommes bien amusées, et les gars venaient nous rejoindre plus souvent qu’autrement.
La première journée s’est résumée à attendre Myra à l’aéroport, qui arrivait quelques heures après nous, à rejoindre l’hôtel et à faire une bonne sieste, de laquelle je me suis tirée avec grand peine, toute perdue ! Nous avons ensuite rejoint 5 autres comparses de l’école d’été pour aller souper sur une terrasse avec vue sur l’Acropole. J’ai mangé une salade grecque (ça vous intéresse ?) et de la Moussaka, plat typique, que je vous décrirais comme une espèce de pâté chinois avec des aubergines et sans maïs… bon, pas tout à fait, mais je n’ai pas de meilleure comparaison. C’était assez moyen selon moi.
Le S club 7 (haha) s’est ensuite baladé dans la ville et s’est extasié devant sa belle fontaine illuminée (décidément, j’ai un faible pour les fontaines). On ne s’est pas couchés très tard…
Le lendemain était dédié à la visite des sites antiques : le Parthénon (en grosse rénovation ; il était caché par les échafauds :S), l’Agora, un vieux cimetière, le théâtre de Dionysos, le temple de Zeus et j’en oublie sûrement… par chance, tous ces sites sont situés relativement près les uns des autres, et c’est vraiment surprenant la manière dont ils se fondent dans la ville : hop ! une vieille porte en pierre par-ci, un ancien temple par-là, etc. tout ça au coeur même de Athènes !
Fatigués de notre grosse journée de visite, nous nous sommes achetés pour souper du vin et des gyros ; il y en a à Montréal, mais, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une genre de pâte ronde enroulée sur de la viande, des oignons, de la sauce tzatziki ET des frites !! Le fast food grec par excellence ! On a mangé à l’auberge (et bu…) et on a jasé jusqu’aux petites heures.
Jour 3 : On a fait une belle grasse matinée, puis on est allés pique-niquer sur le terrain du musée archéologique, tout entourés de grands palmiers. Nous avons ensuite dû rendosser sac-à-dos et gros bras pour transporter nos valises de l’auberge au métro (quelle histoire d’embarquer là dedans !), puis du métro au bateau, qui était beaucoup plus loin qu’on pensait ! C’est dans cette même journée que les valises de Marika et Myra ont décidé de briser, et encore là, quelle histoire à transporter ! Bref, nous sommes embarqués assez limite dans le bateau !
Nous avions réservé une cabine, attention : pour 4 personnes (besoin est-il de vous rappeler que nous étions sept… ?) Avec tous nos bagages, laissez-moi vous dire qu’il ne restait plus grand place pour circuler. Par chance, personne n’était claustrophobe. Nous avons profité du coucher de soleil sur le pont en rejouant toutes les scènes clichées de Titanic, puis nous avons soupé dans la cabine. Haute gastronomie : les sandwich étaient excellentes !
Nous avons tiré au sort pour l’attribution des lits, et j’ai dû partager un maigre lit superposé (celui d’en-dessous, pas de panique) avec Myra, pendant que Marco et Sophie en partageaient un autre et que Marika dormait par terre ! Pour ajouter au tableau, imaginez une très bonne vague vers minuit, et des cris et des rires dans la cabine d’à côté vers 3h du matin… ouch ! J’ai quand même dormi un peu, mais on s’est tous levés à 5h30, question d’admirer le lever de soleil et d’être prêts à débarquer à 7h. Finalement, le bateau avait du retard, et nous avons accosté vers 8h. Se sont ensuivis une dernière marche avec les valises vers l’arrêt d’autobus, puis un trajet supposément splendide sur l’île, duquel je n’ai rien vu parce que je dormais ! (c’est infaillible l’autobus pour moi !) Nous avons ensuite pris 2 taxis qui nous ont menés à l’hôtel Gorgona, qui s’avéra une très belle surprise. Je n’ai certes pas un aussi grand appartement que l’an passé en Belgique, mais il est tout de même très grand pour une personne seule. Nous avons passé une partie de l’après-midi au bord de la piscine, à se rejouer toutes les aventures des derniers jours et à se pincer pour être sûrs qu’on ne rêvait pas. Le site est effectivement magnifique : des petits blocs de 3 appartements, reliés par de jolis petits sentiers et agrémentés de rosiers de toutes les couleurs et de palmiers de toutes les espèces. Anne-Marie est ma voisine de balcon (rez-de-chaussée) et on pense s’installer une corde à linge d’un « balcon » à l’autre.
Bref, une journée plus relax que les autres, qui a vraiment fait du bien, quoique le soleil a tapé fort (pas de coup de soleil, mais l’impression d’avoir bu quelques bières…) Je termine ce long chapitre en vous disant que tout va bien, que je m’entends très bien avec mes compagnons Gorgoniens et que le soleil est au rendez-vous. Toujours pas de grosse araignée en vue, mais plusieurs petites, des escargots, des cloportes, des millepattes, un lézard et des bestioles de toutes sortes… Je m’en vais souper chez Sophie et Marco, on se fait des pâtes tous ensemble (j’ai oublié de dire que Caroline s’est jointe au groupe des 7 pour compléter le groupe Gorgona).
J’espère que tout va bien pour chacun de vous, et j’espère aussi que mon récit est assez amusant pour que vous l’ayez lu jusqu’au bout ! Ne vous gênez pas pour émettre vos commentaires et/ou me donner de vos nouvelles !
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